‹ Œuvres de VoltaireChapitre 121 sur 125 · A VOS MARIS · texte numérisé non relu

A VOS MARIS

Yorce dans l'occasion; elles vont à la mosquée à leurs heures, et à leurs rendez- vous à d'autres heures; on les voit dans les rues avec leurs voiles sur le nez , comme vous aviez votre masque il y a quelques années. 11 est vrai qu'elles ne paraissent ni à l'Opéra ni à la comédie; mais c'est parcequ'il n'y en a point. Doutez-vous que si jamais dans Constantiuople, qui est la patrie d'Orphée, il y avait un Opéra , les dames turques ne remplissent les premières loges?

Femmes f soyez soumises a vos maris! disait toujours la maréchale entre ses dents. Ce Paul était bien brutal.

Il était un peu dur, repartit l'abbé, et il aimait fort à être le maître : il traita du haut en bas saint Pierre qui était un assez bon homme'. D'ailleurs, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce qu'il dit. On lui reproche d'avoir eu beaucoup de penchant pour le jansénisme. Je me doutais bien que c'était un hérétique, dit la maréchale; et elle se remit à sa toilette.

' Pu si bon homme, s'il est vrai qu'il ait composé si première épitreeo 44 • quinze ou sriie ans avant que saint Paul écriTit aux ÈphésUn* et aux Calouiens ; car alors ce serait saint Pierre qui , le premier, aurmit dit, dans le chap. III, ▼erset i de Tépitre précitée : Que les femmes soient soumises à leurs maris : mulieres subditae siut viris suis. Cl.

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