‹ Œuvres de VoltaireChapitre 22 sur 125 · CD CHAP. X. DE LA PURSOHHE · texte numérisé non relu

CD CHAP. X. DE LA PURSOHHE

rie, ce qui a donné lieu au jésuite Sanchez d'examiner, dans sa Somme théologique, si Dieu eut beaucoup de plaisir avec Maria, s'il répandit de la semence, et si Maria répandît aussi de sa semence '.

Jésus devient donc un fils de Dieu et d'une Juive, uoii encore Dieu lui-même, mais une créature supérieure. Il fait des miracles. Le premier qu'il opère, c'est de se faire einportei' par le <liabie ' sui' le haut d'une montagne de Judée, d'où l'on découvre tous les royaumes de la terre. Ses vêtements paraissent tout hiaiics'; quel miracle! il change l'eau en vîu * dans un repas où tous les convives élaicut déjà ivres*. Il fait sécher un figuier^ qui ne lui a pas donné de ligues à son déjeuner à lu 6n de février; et l'auteur de ce conte a l'honnêtelé du moins de remarquer qu(! ce n'était pas le temps des figues.

Il va souper riiez des filles^, et puis chez les douaniers; et cependant on prélend, dans son histoire, qu'il regarde ces douaniers, ces puhlicaing, c

> Voyeï lame XL . page iS. ». — > Mallli., iv, i; Lac, ir, S. R.~ 3Matth.,Mri. a;Mft(.a.B. — 4JeBn. 11.9. B.

'Il esl dilTicilc de dire quel est le plus ridicule de tous cet préiriidui prodiges. Bien de* gpns tietment pour le tin de la noce de Cina. Que Dieii diw à >A nièrejuiïe[J«in,ii, i]:/>mmr, flu'j-a-i-i/'n/jr /oit/moiVt'esl déji une élrBpge chose; musqué Dieii botte et mange avec des ivroenet, et qu'il eh»nge tii rmclm d'e»u en si» craches de vin pour cm i^ïoeue» qui o'miml déjà qne trop bu. quel blaspliÈme auui eiêersbie qu'imprrlineal! L'hébreu se xrt d'un mut qui répond au mot griiéii la FiilgaU, su ch. 11 . V. lo, ài\ inetriaù , enîvria.

SaiDl Chrysoitdme, bouche d'or, uaureque ce fiit le nelllcur lio qu'on eût jamais bu; el plusieurs Peret de l'I^^iseoDt prétendu que ce tîd signillBitlflsiiigdeJésu*.Chriil dus l'eucharistie. O [oliede la superstition, dans i\iuA abjtne d'eatratngaurei nous avei-voix (doiigcs '. 1771.

'Mall.,«i, it,;M., M, 1 1. H. — « Jean, »ii , a. B.

des gens abomiiiabies ^ Il entre dans le temple^, cVst-à*dire dans cette grande enceinte où demeuraient les prêtres, dans cette cour où de petits marchands étaient autorisés par la loi à vendre des poules, des pigeons, des agneaux, à ceux qui venaient sacrifier. Il prend un grand fouet, en donne sur les épaules de tous les marchands, les chasse à coups de lanières, eux, leurs poules, leurs pigeons, leui*s moutons, et leurs bœufs même, jette tout leur argent par terre, et on le laisse faire! Et si l'on en croit le livre attribué à Jean, on se contente de lui demander un miracle ^ pour prouver qu'il a droit de faire un pareil tapage dans un lieu si respectable.

C'était déjà un fort grand miracle que trente ou quarante marchands se laissassent fesser par un seul homme, et perdissent leur argent sans rien dire. 11 n'y a rien dans Don Quichotie qui approche de cette extravagance. Mais au lieu de faire le miracle qu'on lui demande, il se contente de dire: Détruisez ce temple, et je le rebâtirai en trois jours. Les Juifs repartent, selon Jean: On a mis quarante-six ans à bâtir ce temple , comment en trois jours le rebâtiraS'tu?

Il était bien fatix quliérode eût employé quarantesix ans à bâtir le temple de Jérusalem. Les Juifs ne pouvaient pas répondre une pareille fausseté. Et, pour le dire en passant , cela fait bien voir que les Évangiles ont été écrits par des gens qui n'étaient au fait de rien.

» Malt., xiriii, 17. B. — » Jeaiii it, i5-iS. B.— 3 j€»n, ii , 19, ao. B.

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