A MILORD BOLINGBROKE
Personne n'a jamais mieux développé que vous, miiord, l'établissement et les progrès de la secte chrétienne. Elle ressemble dans son origine à nos quakers. I^ platonisme vint bientôt après mêler sa métaphysique chimérique et imposante au fanatisme des galiléens. Enfin le pontife de Rome imita le despotisme des califes. Je crois que, depuis notre révolution, l'Angleterre est le pays où le christianisme fait le moins de mal. La raison en est que ce torrent est divisé chez nous en dix ou douze ruisseaux, soit presbytériens, soit autres dissenters, sans quoi il nous aurait peutêtre submergés.
C'est un mal que nos évêques siègent en parlement comme barons; ce n'était pas là leur place. Rien n'est