‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 19 sur 47 · LITRE SECOND · texte numérisé non relu

LITRE SECOND

i^oitié. Cela soulagera les maux auxquels le pauvre n'est que trop sujet ; car bous trayai lions depuis le soleil levé jusqu'au soleil couclié y et que gagnons-nous i De quoi faire un repas frugal , et quelques heures de sommeil pour nos membres fatigués. Je n'ai pas besoin de ton trésor , reprit Palémon ^ garde-le tout emier. La l^attyre^é m'est cli^re , si tu appelles ainsi «et é<at 4e travail qui a endurci mes membres , fit le soleil du mjdi ne me brûle plus. Quoi ! tu ne te réjotuis pas, Palémon , 4u uésor trouvé ? dit Tiraétas. Kon , Ti- ,métas y ^on , je ne m^en réjouis pas , pour- 3uivijt Palémon ; si je l'avois trouvé seul., je l'aujcois 4^sl enfoui plus profondément; rqu'il n'éjtoit. De quoi me seryiroit-il? Resterois*)^ piAÎl' à fae reposer dai^s la prairie p à la fr^çheur ,de l'ombre y et à regarder mon voisin l^bouva^t son ehan^ , ou cul- :(ivant s^ vigne à la ^vk^of de son front ; OH le pasteur veijllant soigiieusement à la ^ard^de son troup^u , tandis que je langui«M;8 dans Poisiveté 1 £n£n , mangerois-

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je davantage et avec plus d*appétit1 Non, non, rougis plutôt de tes désirs indiscrets^ et enterrons le trésor. Palémon , reprit Timëtas , peu s*en faut que je ne te croie et que je n*enterre le trésor. Oh ! que je suis ravi , continua Palémon , lorsque je me réveille avec de nouvelles forces , après mon doux sommeil ! Les oiseaux matineux m*invitent aux travaux par leurs chants ; le soleil du matin me salue par ses rayons brillans. Je vais gaiement à mon travail de la journée ; et je chante , soit que je garde mon troupeau , soit que je cultive mon petit terrein , soit que j'aide mon voisin à cultiver le sien. Le travail assaisonne mon repas simple, et me conserve la santé. Ah ! que j'ai de joie , lorsque vers le soir je retourne à' la cabane , que ma tendre épouse me reçoit dans ses bras; que , pour éteindre ma soif , elle m'apporte un vase plein d'eau fraiche , et quelquefois un peu de vin ! Elle appaise ma faim avec du pain , du fromage et de$ fruits ! que je suis content alors ! Ois^moi |

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Tûnétas, quand f aurons tout le terrein depuis les monts Cli^aniens , jusqu'aux sirtes de la mer Ionienne , pourrois - je ^tre plus content y plus gai y plus sain ^ plus heureux que je le suis i Enterrons ce trésor y dit- Timétas ; je le voisi il nous est inutile ; et ils enterrent le trésor. Voilà ce que leur raconta la mère de Philis» e« jijouiant que le juste est toujours . assez riche ; et elle se réjouit avec . eux f jusqu'à ce que la pourpre du soleil couchant commen^t à briller à travers le toit verdoyant du feuillage.

: Daphnis fut obligé de s'en aller : Va'^ lui dit la mère de Philis , dia à ton père' que je suis la- plus heureuse des mères,; «t Philis sortit de la cabane avec lui ^ et l'accompagna jusqu'au rivage. Daphnis 1 lui dit-elle en le serrant dans ses .bras délicats , dans trois jours y oui , dans trois jours y l'hymen doit nous unir ! Que nous serons heureux ! quel bonhteur , Daphnis y sera égal au nôtre f Que nos jours von,t s'écouler agréablement ! Ah Philis y reprit

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Daphnîs-en Tembrassant tendrement, nos jours seront comme un printemps perpétueL Oui , dit-elle , ils s'ëcoulerout comme ce ruisseau qui fuit à travers ce "pré fleurie Il est vrai , mon cher Daphnis, il est yrai , l*on Toit aussi quelquefois des chardons on des ronces sur ces bords , et souvent des fours sombres interrompent le printemps ) mais, mon bien -aimé, si nous sommes vertueux .... car dans tes bras , les roncea même me porteront des roses , et les jours aorabres seront pour moi comme l*éclat du soleil, Oui , ma chère enfant ! reju'it Daphnis ; et mon père me dit souvent :

ne t*impartiente pas si tu es malheureux :

le malheur m'a aussi visité ; mais lorsquUi me quittoît , lorsque le bonheur reoom- «nençoit a. me caresser , je n^en étois >que plus heureux. Oui , Daphnis , poursuivit la bergère , lorsque nous nous aimions sans espoir de jamais nous trouver , nous étions malheureux ; mais lorsque nous nous s(»nmes trouvés , que nous avons senti tivement notre bonheur ! Lorsque nous nous

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