X.XVRB TROISIEME. I2t
TOmpit encore le berger y f ëtoîs furieux :
la cruelle ! disois-je , elle m'est infidelle y «It t^èit peut-^tre déjà depuis long'temp».
Elle Tient de me le dire y et elle veut encore 'm'emtirasser. Je dis encore bien d'autres choses, et je cotirois çà et là comme un forcené. En cout?ant ainsi , je me retrouvai insensiblement devant elle ; je pleurois de rage et de douleur. Je jetai la Yue' sur elle, et Je -m un petit enfant qui jOttoit sur ses genoux , qui ratacHoit ses Tubâns y et qui lui ajustoit des fleura snr le sein. Vois-tu j niéchant, me^^it^Ue^ en me regardant d'un air triste et tendre y Tois^tu que le petit Daœt m^a appol'té d*autres fleurs? £5ftK;e-là Daiiiodt y m'écriai^ je avec aurprisey qiil t'a défait les ruban» t et j*étoi!i pleînt de conifujion et de tavissèment y en découvrant mon erreur i ^ -. . • Oui y ' réj^bndîs ^ }e ; ftin'si tepirit^ la jeune fille; oiïi y' ^éstAU Damœt ; pôufqboi >t*estù teis en colère y mùti chet bérget %Ahi tértainetaènt tien n!e tH^attéftèra phis'à Ta- ~f eniif V puisque e^élà te iàtbë «i Ibrt. Alors t4i t^p^rdchâs 'de fnoi y tu nie se^ifas' la
inain , Qt toift éploré ^ tu cachaa ton TUj{gc dans jhqd sein. Plus je te disois :■ lev^* ' toi^ mon berger ,, que je t'embrasse l plus tupleurois', en disant j jene^uis pas digne que tu m'embrasses. Ainsi, oonta la jeune fille , et se tournant vers çon berger , elle lui donoa.un baisef* , . ^
; Il est bien, domz;d^,.sq racooimnod^ ainsi y dit Pbilis m ^ embrassant Dapbnia.
Oui , r^f it Qapbpis i; > jamais ,, ma cbere en£ptnt y jam^s je n'éprouyai de. ploa Aonx transports.^ que lorsque nous npns raccondvodjâLmes apirès la trôi^porie , de
Un jour ma bergère .m'a attrapé^ dit lin autre befger i tf^nant sur, fies genoux -sfi t)CMrgére qtti.ripit àvspij réçi^. J'étois couehétau ;>Qr4f,4|| |l<ewei ftt je docinoia.
TpVtÀ-^^up îeiÇua,4,:i^U|^.,paf -un^ voix :
Çerijern! m^4it J%;V;pix^iiftç^ei49iÇi>! héla? ! t^at^l^Jois- i}jUj9< m le çromei^^s f^t'^
flfPUr W»^ j 1»*. ^/W»^*Hrt^<ojg^ftf jjç,çç^ *wrfc4> .rieÇil^*4g§îf c«™%l49wAfJWf-.«IKÏai^'lW»-
quel èêt alors ^Bioa ^rnssement ! l'accours m. rmge , et je te donne un baiser; je ne puis le celer plus long-temps , je t'aime :
une nymphie jeune er belle t'aime : ne veux-tu pas Pdmer à ton tour 1 Je ne puis , disois-je ^ je ne puis t'aimer y à nymphe'!
j'aime déj» une aimable bergère. Mais , continua la nymphe, si tu me voyois , si tu y(yyois les boucles de ma verte cheve-^ lure flotter sur mes épaules plus blanches cpre la neigé , et autour de mes reins dé* liés; si tu voyoîs mcS joues vermeilles^ ma bouché' mlgnOne y mes yeux bleus , tn changerois volontiers ta bergère pour une nymphe. Je ne ^ui s t'aimer-, ô nymphe f répartis-je ; ne te tx>urit>uce pas; je né puis ^àimet y t^iibUé même tu serois belle com Aie une deè' Orfteés- , ou coinme Venue même. J'aime nîa èher'e Gh)oé , 'et je ne ht quitterois pas pôiit^ tout l'univers. Je vais ) ^ nymphe !'jè vais * qultfè^ ce Hvage , et' je n'y teviendi'aî' ptus' que toh amour lie Vait quittée. Cruel ! dit la nymphe, je tc^ttrturvifëî'dansl^lës èaiipagnés; les fiÉuneâ t»etaïèvei»6«i?*^^ijiel& , et Ye pbr-'
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teront dans le fleuye. Hélas! dispii -je ^ quand les faunes devroient m'arracher la 'vie , je ne sauroîs aimer que ma Ghloé.
Ils t'enlèveront ta Ckloé y vov}x>ït encore dire la nymphe ; mais ses dernières paroles se changèrent en éclats de rire. Çétoit Chloé elle-même : elle s'avança , se, tenant les deux côtés. Je n'ai pu garder plus longtemps mon sérieux , dit-elle. . . . Tout cela est vrai , interrompit la jeune fille 9 Je ne pus m'empêcher de rire : car il alloit s'emporter contre la nymphe ; et j'en étois d'autant plus ravie >. que je connoissois; mieux par-là^ la tendresse et la ^délité, de mon berger. En parlant ainsi ^c^lle, le.
pressa contre, son sein. . . ;
Au milieu de ces asousemensy le soir, yint: la lui^e s'éleva paisiMement de.li'horizon. Alors Daphnis et Philis rasseinble*^ rent tous les bei^gers. et tputesr les ber-:
gères sou^ le b^jçea^ ^e ge^e.i^riers, La melon y dans, son réseau de yar4urte ^ et les grappes de x^aisin lç§ inyitp^nt à table : t la po^me et la pQÎrç,jqo}o^cé€|8,ço^mffi^ des; joues vermeilles \,l& gr^i^g^ j^vep sa jÇpu:*,