‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 28 sur 47 · LIVRE TROILSIEMB · texte numérisé non relu

LIVRE TROILSIEMB

H Ahl cUtes-moî , mes colnpagnes , tous M x[bi ay«^ déj» aimé ; je n*ai rien à crain- »p 4r^ I jçi^n 4u tout , n*eât-il pas rrai % Quoi-. 3» queie.ftoïkpire chaque fois que je répète » «Non I befiu berger; aoiiy je ne veux a» point aimer .^ m

La coupe parvint en£n à Damon , quir l'avoit sculptée. Damon, s^écrlerent tous les bergiers et toutes les bergères , il faut que tu accompagnes ta chanson arec; tu' lyre ;.où est-elle } Je ne veux pas , je ne veux pas l'accompagner, je veux chanter san&malyre , disoit-il , lorsqu'une ber^re iiiisée vint en riant mettre la. lyre 4ans ses, bras. Toutes les bergères et tous les ber-, gers battirent des mains, et s'écrièrent:, il faut, il faut que tu joues 4e ta lyre:;, il la prit , et se leva. Tout fu( alor^ dani un grand silence,, et chacun écouta avec attention. Il commença donc Jl çh^ntei? en; s'accompagnant : . j, : . ' . /

» Jeunes filles, jeunec^^gaiVÇQnS;^, aim/esç, et buvez ; que vos cœurs tressaillent-, que< la joie soit emprein(e sur yos fronts e,t sjjjt^

l3o DAPKKIS.

VOS joues embrasées! car croyez -en mes paroles , aimable jeunesse ! )*ai tb , faivu Bacchus , ce dieu toujours jeulie, toujours gai : il étoit couché sous un feuillage de verdure y appuyé d'un air riant sur une outre , et à demi couvert par les ombres mouvantes des tiges de pampres. L'Amour posoit un de ses bras sur les genoux de Bacchus : de l'autre main, il se c^ignoit la tête de rejetons de vignes. Des faunes , ivfes chanceloient autour du berceau , et dansoient avec les nymphes; ils se courboient en dansant; ils soulevoient en l'air les nymphes échevelées ; ils imprimoient des baisers enflammés sur leur cœur palpitant. Amour ! Amour ! s'écria Bacchus , ah ! sans toi , le vin même -est insipide.

Ah ! que le cœur , que l'Amour ne fait pas palpiter y est désœuvré ! qu'il est vuide !

Sie nectar y le necta!r même est insipide.

"Ne laisse jamais , ô Amour ! ne laisse jamais ^ùu' itistant tmon cœur sans tendresse.

Quànd^ j'aiinc , oui , quand j'àime , je sens ^e je suis BacdiiiS, qtte je suis le dieu

XXYB.B TROISIEME. i3i

èvL vin et de la joie. O Bacchos! reprit Amour) 6 Bacchus!* que ne dois -je pas à ta liqueur ? Tu inspires du courage à l'homme timide ; tu rappelles à la vie l'Amour près d'expirer ; tu fais que l*Amour sourit encore au vieillard refroidi , comme le soleil qui se ranime prêt à se coudier.

Tu rends les plaisirs plus piquans , tu assaisonnes les baisers : oiii, quand je bois; quand je bois, je sens que je siiis Amour, le dieu de la tendresse et du ravissement.

Ainsi parlèrent les dieux. Jeunes filles et jeunes garçons, aimez et buvez! Que vos cœurs tressaillent, que la joie soit empreinte sur vos fronts et sur vos joues embrasées. » Ainsi chanta le jeune homme , et il se mit à boire.

Les bergers et les bergères restèrent long -temps assis : ils sembloient écouter encore. Ils se réjouissoient, ils chantoient, ils buvoient, ils s'embrassoient , jusqu'à ce qu'enfin la lune parut à une grande hauteur. Alors ils quittèrent le berceau; ils accompagnèrent Daphnis et Philis jusqu'à

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l'entrée de 1^^ chsmubre iiKptii^ley en sau-s t§n^ caiif)i8,é9iei^t , «n joH^nt des instru* çei^, ç^ en d^L^ffint cqinme Us faunes e| 1^8 baçcl|a|ites d^ps^nt i^ar les monta-; g^kÇA, p liyi9ie?i( cJ^nlerent-ilsy dieu de Thyme^ée ; ^ hynien ! La dciade répéta (VunevQiz siiélodlenae ces chants d'hymenée d^l^s ]e, feuMIfi^e» et les rof signais chantèrent , si^r les gïhres TOisins , des airs a^nQureux.

Fin 4^ paphnis.

ISTAVIG ATEUR.

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