V HE ''p à fe'at'i E R. i
-iroybîé 'que tbi ddiift "méiif somiifieil et à iùon €éYéUi,8i tu m'aimes , mon sort est égal •àtiëlili des die^x! Da^khis , dit-èlle en ëOttpIrêlBt éf>eà baissant ses yeux inondés de pleiïiris : ah ! que je f aime ! A ces mots, éllé se i^enchie <d*tîn àir bonfus sur la poi^ trine^é Daphnis , qui, par ses baisers , esSuîe' lès larmes de Joie qiii ruisseloîent le' long de ses joues y et la presse contre sa pditrihé,- sanfs pouvoir parler, ils res- ^créiit' long -temps Inuets , elle penchée sur sa poitrine-, lui là serrAnt dans ses bras "tréîààÉlai^s. (I«ur viy<*'aj^itation se changea 'bientôt en ' un doux transport. Ainsi se calmé ' un violent oi^age ; et lorsque s'est calmé y les *it)ses et lés œillets sont encore 'agités sur leurs tigeé : mais bientôt ils se- fixent, en exhalant de nouveau leurs pàtftims. Ils appellent lès zéphyrs, qui reviennent,' en voltigeant , les baiser. G^st ' ainsi que l'agitation de nos deux amans sù 'caltiia , et qu'ils' recommencèrent leurs caresses. Ah ! combien , disoit Daphnis , j'ai ^laVérsë Âë ^is lé fleuve i! combien je t'ai cblexthéé sur lé rivage, le long du ruisr
3^ DAPHKIS.
lujneaux x Je tius joiier Pair de Chloé \et toi , Pkilis y chante les paroles 4 . , ,
» Berger aux cbeTeux bnijus 9 >».,4Îiisî chanta. Philis d'un air fiant , et en lornian^ des sons plus agréabjes que ceux de. la flûte ; » berger aux cheireux bruns , qui »> gardes tes moutons dans la violée à^^ M hêtres, hëlas l quand je passe auprèis de M toi y et que je cherche une brebis qui M n'est pas égarée; quand al^ra, cachée M par ma guirlande , je te jette des re- » gards furtifs, et. que je te ^ue avec ^^^ » souris gracieux : ah ! po^rq^oi ne nÇen- »> tends-tu pas? Aujourd'hui encore je. m^ a> suis regardée dans l'onde limpide , et je »> souri ois comme, je te souris en te saluante, » Seroit-ce à moi de te le dire?. ma petiji^e^ n bouche sourit arec grâce,, et moii^tpe^ I» noir te dit des choses que. ta tjm^4^t4:
M t'empêche d'e^tend^ç. I)if;^s-inoi ^ ^F^r> » phes , dis-moi donc , Amour \ .coffu^/Sifi^ » puis-je mieux lui dife. que je ,V^à3^e},n ,
Ah ! que tu as bien cji^apt^.çett^ ch^r.
aqn î dit le berger à Philis j, et toi , ,Par phnis!.... tu ^ joifé cet air^,. , ^^^/.
par le ^eu Pau ! je ne. Peua^e pas mieav joué>i Je t0 iai»; présetit de «cette flùt0 ; un* chèvre pl0iiie .«eeero^t pas; un pli^liseiitt pi?éaem. .Mais m9e4U ausai la obansen'qui tùmmepee: aifai. ? Jeune» BM^ y q«l l^tet les icmeUe». . . .• C^eac une «Aeîenne e^iaivr son, que pieu.) 4e ,béi^ra< savent aujous* 4%f^ } «iUi 9*!appelle .la diaoïSoii 4e N<e«&t«s { etjce< npm^Uii a été ^Puné^y f!an;e quelle contient une ayentu^e 4e ice ; dieu y et o«tt» gfoitfs .est-^noraniée ;làr groite 4e Neastus , paxçe^ue* c'est: i^ que l'uyentur^ est arlirée^ Daplittls le pi^a 4e lui jouer Mr; et le berger prenant? la; flÀte , en foonn»
des «on»> aus9i doux que les acceus du Bosaignoli Je le sais mainteiuuu: y dreprit Daplinir; je vais le jouer ^ et toi, berger, diante la chanson ; alors il couimença ^ et le berger chaitta: . ».
. M Jeunes filles , qui faîtes les cruelles , » lors même que Pamour tous fait pa^pU « ter le cœur ! éocmtez comment ies!4ieus » punirent une nymphe y écoutes» la 4iaiv » son de Nes&tiist! .-:•<■.
a» Nesstus étant «u sein iit^ ^afix^ appuyé
34 ' ©APHif 18.
I» sur 80B artte , s*tip|9er^t que l^s flôtS * sHigitoient avec plus 4e ^é^émeutè ; 1^ alérs il âtmleve m tête Ivuâiide^ ceinte » d*ne courtMiiie de jeiicf et ttprds «roîip » exfi4ttté yetlm de «eâ^ pao^rey^JI vit » une fiympèe ^tti renèit -d'entrer ddns » l'onde. Ah ! n^phè , -^e Y^ «ft.belle!
*r' dit41 à toht bftsse ) que ton seiife' éftt l]4iBie » et d'nn beau centoiir ! qire' tiP tttillë'eèit » ^é et déliée! cotaime leiB vagftes' se •> jbuent autour 'de 'tes 'genonz^potelés , ^ et semblent par de petit* eflbtt8,>ye*r »> loir s'élever plus hatitl Afat nymphe!.. u te'H dît^ il sôbpIreV et i^ moQte sur le fe>' rivttge. Mais la. nymplie j ^ sitôt ^qu'elle «> l'appelât, prît la fuite : légeris comme •>' nne biche , ^elle échappe ; il ia sait s elle «> semble voler sur les fleurs comme lîii » zéphyr. Le dieu hors d^haleinCy aVoit •y à peine H. foi-ce de lui diret Ah! nymi> phe î pourquoi me fuis-tu 1 Gependsnt ht «» nymphése réfugia dans la grotte. Pour** » quoi ne' gftgna<•^elle pas le bocage %
M Jeunes filles , qui faites les cruelles , i> lots même que Pfimour voua £ut ps^i-
» ter le cœur ! écoutes comment les dieux '» puûrent «le nymphe ; écoutes la cha»- M son d^ Nesetus !
.1» Dé)A Jfeaetusy prêt à la joindre , croyoît » embrasser son corps délicat. Dieux ! s*éi- » cria la nymphe , secoures - moi ! métavi morphoses - moi en cyprès ! A peine ce M, souhait fut-il échappé de sa bouche , qne » ses pieds s'enfoncèrent dans la terre p^ »* dix racines. Son eœur saisi; de terremi^ » Irémit et £ut aassi-tôt entouré d'écoroc!.
,». Ah! dit-elle y en gémissant y et en ét^ii- ^ d^t parrdessus la tète ses mains qui se »>T ohaageoient en rameaux y dieux 1 pour* M.quoi avez -vous si promptement exaucé a» mes vœux?" Ah Neœtus ! . . . . Ah nym- » pfae! reprit le fleuve, en soupirant, et i> en^passant ses bras autour de «on écorce.
M Alors. elle )Teut yainement l'embrasser , » et secoue en mourant ses ■ rameaux in»
u sensibles. < Le dieu, plein de fureur -y » frappa la terre de son pied ; et une fon* j» taine jaillit de la place que son pied » aTOÎt Êrappée. .
» Jeunes filles , qui faites les cmelles^
36 ■ DAPRNXSé
» lors même que l'amour vons Iak palpiter ■» le cœmr l avez - tous entenda coaunent 1» les dieux punirent une nymphe 1 La » chanson de Neaetus vous a-t»elle' con- « verties 1 »
Ainsi chanta le berger : Dapànié et Phi»
lis rëcoutoient arec ravissement. EsUce là la grotte 1 . . . . Est - ce là le cjrprès) . • . . Quoi! c'est -là la fontaine 1 diaoient - ils. Oui j dit le berger , c'est là la fontaine et le cyprès. Il m*a semblé , reprit Phîfis'y -^e pendant que tu chantois , le cyprès avoit agité plus fortement son feuillage* Cependant le jour baissoit, le sotr ^nt trop t6t au gré des deux jeunes amans.
Un autre jour , Daphnis' s'étant rendu an bord du ruisseau , n'y troi^Ta pas sa Phiiis. Pour calmer son impatience ,' il s'occupa d'abord à graver le liom «de sa bergère et le sien sur l'écorcedes arbws.
Ensuite il se mit à jouet un air tendre ; il monta sur les chênes les plus éleirés; ses regards ailoient au - devant de PhiHs ; et ne la revoyant pas , il redescend aussî-t6t pour rester enseveli dans la rêverie la
XIVILB PILEMIEB.. 3/
plus ptofonde. Elle; vient enfin , mais sans gqirlamle sur sa tête ; ses cheveux flottoient.en désordre le long de ses épaules ; elle étoit triste y abattue ; elle marchoit lentement , les yeux baissés. Daphnis f en la T03^t y fut ef£rayé ; son visage pâlit ; son coBor palpita : il s'approcha d'elle en tremblant ; il saisit sa main y qu'elle laissa Nonchalamment . aller dans la sienne* Il veut parler , la voix lui manque : il craint de lui denuinder le sujet de son abattement. Philis f les yeux inondés de larmes y et. le cœur plein de douleur et de tendresse , le regarde d'un air languissant.
Ah ! Daphnis ! dit-elle à voix basse , Dapfanis ! . . . . Après ces seuls mots y elle s'arrête >' gardé le silence y et répand un torrent de larmes. Au nom des dieux ! s'éeria Daphnis y quel malheur t'est-il arrivé ? Bérle. Au. nom de notre amour , parle!....
Daphnis , dit-elle enfin , hélas l on
V<^nU»4» on veiit que j'en aime un antre que toi ! A . ces mots y Daphnis fut saisi d'un insattAvem^nt semblable à celui qu'éprouve ^n httinme qui ae voit sous unrocher prêt
38 DAPHNtS.
à s^écronler : pâle et tremblant , il sentit nne sueur froide couler de son front. Il xi?e8t que trop vrai y continua la bergère | on veut que )*aime Lamon ^ ce pasteUr dont les troupeaux couvrent des pàturageé entiers. Hélas ! on veut que {e Paime ! Il a^fait parade devant ma mère de ses nombreux troupeaux , des grandes prairies qu'il possède ; et il me demande pour son épouse!
Hélas! mon Daphnis! j'ai la plus tendre des mères : elle ne se croit heureuse que quand je le suis ; elle regarde cette union comme le plus grand bonheur qui puisse m^aorrîver, et elle veut .... elle veut que je l^tdmù et que je l'épouse! En disant ces ïnOta^ elle recommence à pleurer , et reprend ensuite : Daphnis ! ne pleure pas , [e t'en eoâjure ; comment pourrois-je en aimer un au-r tre ! . . . . Quand ses troupeaux couvriroient tous les pâturages de ce canton , en set oitiV plus aimable 1 Non , non , Daphnis ^ je ne trouve que toi digne; d'être aimé; Ta.
Suceur, ta vertu , ta paurreté même , iout te rend aimable ! Je n'aime et j« ti*ainievai jamsds que toi y Daphnis*! BaafgLr\mMt4àxkai'f
JLIYllE PREMIER. 3ç
elb sanglotoit et Pembrassoît étroitement.
Puis s*i<itêi'rompftnt : Mais, hélasî je désobéirai ^otic à la ineîHeure des merés ? Je troublerai ttonc le rrpos de sa vieillesse par des chagHins amers 1 Ah Baphnîs !
je suis égalrment màlheuretfse , soit que j'obéisse , soit qne je ii\)béisse *pa8 ! . . . .
£h bien ! Pln44s, dit le berger pénétré d'e la plus vive doul^r, obéis; \ts dieux punissent la désobéissance ; obéîs, ils te reiidront heureusel i|fe vais te "quitter. .....
je ne te reverrai pîtrs, et je serai seul, malheureux le reste de mes jours!....
G*c8t ainsi qttfe dans déuk cœurs >pur8 combattoient Tamour et la vettu. La douleur et les soupirs empêchoient ces deux tendres amans de se parler. Philîs rompit enfin le silence , eti pressant Daphnis contre son sein , et en fixant sur lui ses yeux mouillés et pleîtrs de, tendresse. Ah Daphnis! embrasse-xÉioiî. Je veux toujours t*aîmer ; et lorsque ma mère me parlera de l'amour dé Lamdn , je me jeterai à ses pieds , je serrerai ses genoux, je pleîi- ' reraî, je resterai prosternée, jusqu'à ce
4o OAPHNI8.
que y tonchée par mes pUars, elle approuye notre amour. Eh bien! oui, dit Daphnis tout transporté ; embrasse^ ^es genoux , pleure , arrose ses pieds de tes larmes , et ne la quitte pas jusqu'à ce qu'elle approuve notre amour. Certainement elle sera touthée; et,' pleine de compassion, elle approuvera notre amour.
L'espérance les ranimoît ainsi : ils recommencoient à se sourire , à s'embrasser avec ardeur , et il sembloit qu'ils éprouvoient le ravissement de deux amans qui se revoient , et qui s'embrassent .après une longue absence. Ils versèrent alors des larmes de joie , et s'accablèrent de baisers , jusqu'à ce que le soir vint les séparer.
Daphnis s'en retourna plein d'espoir et
^ d'impatience. Le jour suivant étoit à peine
à moitié écoulé , qu'il passa le fleuve. Déjà
Philis l'attendoit au bord du ruisseau. Il
courut aussi-tôt se précipiter dans ses bras ;
. et déjà il avoit lu dans ses yeux rians ,
qu'elle étoit chargée d'un bon^ message.
. Elle s'assit sur le gazon ; Daphnis se mit
bien près d'elle *, et passant un de ses bras
LIYRB PREMIER. 4^
aiitéUr. ide rson oon ^ jil posa Paiïtre ^ans. ses wains Bur ses genquxtOiii , Daphnis , nens sommes heureux !.. . . Bile dit) elle Pem* brasse : et Daphnis transporté de joie ) la* presse coàtre sa poitrti^. Kotta sommet heureux, nous iommçs heuneux , te dis*je.
Hier > à mon retour , \e trouTai m«imere sous le berceau de pampre ^ui est devant notre (siiHiné ; elle «'occupoit , au clair de la lune y à en relever les rameaux abattus, étales lier en espalier. J*entre ^ je la* sahier Je <te salué i ma x^ere PhiHs yiae dit^Ue.
Elle me demande enauîte si )*aYeis abréuTé le 'troupeau. Bientôt , continiia-t-elle y tu seras maîtresse d'un plus grand troupeau::
car 'Celui de Lamon est le ph» .grand du canton. Ces mots reiiouTellei^t:ma dolir leur , je me misa pleurer ; elle^uîtte/alom ses travaux y et me regarde t Pourquqi pieuses ^tuiy Philia 1. . • . Alors je {>léurai bien' daTantajge f et je lui dis en£n , en sfuglottaat : Ah ! ma mère , nia mérei:ne teiioOncroucBi pa&xontreimoi.li Je plel^ie , h^las;!) je ;ple«irè,' parce que je ivo'eaBroià «ittfit! riAiho^ S. 4>Bttirt6t jeimerlette à ses
4& I)A.PHKI8é
pieds y l'emlnniftse ses gemmz ; ne te -fiàche pas y ma, mère ! Je ne pois . ^ . . non je ae puis fliaier Lamôn! J'aime..... hëlas!
i'ttime déjà* ttn lenne homme de l'autre rWe : c'est lé meilleur , le plus vertueux dés bergers. £n lui parlant ainsi , je près* soismon visage coiàtre ses, genowx que |e moiiillois de mes larmeSé.Son troupeau fcsi petit, ajoutcMS -^je ; iuais certainement il n^'est point de berger pliis aimable ^ plus Tortueux. Je me tus alors } je lerai doii^ ceihent mes yeuat mouillés dé larmes , et je vis les siens inondés de pleurs ; elle me tendit la main avec bonté y et m'ordonna de'm« lever. Pbilis, dit-elle, je ne pré<* tends pas encore m'opposer à ton. amonr* Mais , ma chère Philis , l'amour peur t'a* buser;: je ne dois me résoudre iquje.lorsi que j'aurai vu ton amant , et que je me serai' ' bie|i informée . s'il est en. effet cvexf tueux. Oui y^ma Philis l de la verta seule dépiend le ^ bonheur de la !be. . Ansi«*fàt je luit pvoqpûs^de (te mener' dansr notre «abane; Défaillis , à jces ;mots , se ieve tDUf|[-àkxmpi en ponssapt ndoi ori» dm joie ^(îti einbraase
LITB.B PREMIER. 4^
Phtiis; e^e Pembiassfe à son tour ; et iU se tiennent étroitement 9etréB | en s'accâblant de baisers.
Mais , difi-moi , ma chère Phi lia ^ reprît le berger y ta mère. est instrnite dé notre amour... .-^^ tu vas me mener dans t^ ca-^ bane ; crois«tu que {e lui pliiise 1 Ohl ouî^ répondit Philid y certainement tu hii plai^ raa. Mais ^ continua Daphnis , monlvieuk père ignoré encore que nous nous aimOnS* Je 'vais lui découvrir notre amour. . . ; ; Sais4u , l^lis y sais-tu ce qu'il faut iairel Viens avec moi ; je ^eux te piîésenter ft ltti;.iet, en te voyant, il dira :cej?tsan0ment : Daphnis , tu as fait un bpn choii(, Philis y consentit ; elle pria sop» berger de hti cueillir des 'fleurs pour sé f|i^^ uno guirlande fraîche ; et Dftpbnis çpujut 44 bord du ruisseau et dans le bocage pour cueillir des fleurs. Fendant ce temps , I^i- ^s l«ya stin beau vifiâgé dans; l'ontk^ claixç du; vuissean^ D^pl^nÂs ne tarda pasàyeqîr ècrec <éQM^PfiAn plein d^.^flçitrs ; U$ une^ étoicoit .d^' ^yi^nw^Brc0(vl€9lt^.f léa,4Aitr^;, blanches comme la neige ; celles-là étoient
44 BAFRNIS.
azurées 'comme le ciel ; celles-ci, couleur d'ôr comme les étoiles ^ ou yermeilles comme les^ lèvres de Philis. Il répandit ces* fleurs sur les genoux de U bergère , et s*assit à son côté : elle se mit aussi-tôt à composer une guirlande , et à disposer, avec art les fleurs diaprées. Paphnî»' cependant arrangea lés baucles de sa brune chevelure, et orna d*un bouquet son sein, d'albâtre. Lorsque Philis fut ainsi parée ^ Daphnis crut ne l^avoir jamais vu si 'bellél Il < sauta, transporté de joie ; et la conduis sant par la; main au rivage, ils entrèrent dans le bateau <, trayerserent rapidement le fleuve. î
'Bientôt ils arrivent dans la cabane : Je vais etatrer , dit alors le berger ; et toi ^ Philis , attends un moment sous ce berceau;^ je vais revenir té présenter à mon pei?e. ^
Il entre aussi - tôt dans la cabane : là ^ hésitant de parler , il s'arvétei , ' il^ rougît^ biàisse les yeux. O mon pereî dit^l^ enfin ^ puis il se tait. Que >^eux4u \, îDàpkaàs l lui demandé le vieiltardi >M6nfpere l>|'aiaie.4...
rivas paEMisB.. 4S
Confus y apurés cet aTeuy il re^te encore en silence. Tu aimes % Ini dit le vieillard, en lui tendant la main > et quel est Pobjet de ton ameur ? Alors , il s'approche de son père y il met doucement sa main danS celle du vieillard. J'aime I dît -il, une jeune bergère , là meilleure et la' plus belle de tout le paysl Tu ésliesreux , Daphnis ! dit le vieillard, si, la beauté ne t'abuse pas, et si elle aimé les dieux ; car Jupiter , da liaur de l'Olympe , vous bénira tous les deux ,' en arvètant isnx vous ses regards.
Mais , Dapiinis l 'l'amour nous abuse sou^ vent. JN'oa>,v non , dit Daphnis, je ne m'abuse p9B 3 tu viis voir , mon père y si elle est' belle et vertueuse! A ces mots, il court sous le berceau , et conduit sa ber^ gère par la main dans la cabane.
Philis parut devant :1e vieillard ; l'innor cence étoit peinte sur son visiage. Elle sou* rioitèn rougissant, et d'un air timide ;'ellë avoit la tête penchée sur son sein ; à peine osoh-ellé , à travers sa guirlande , jeter un regard fartif sur le* vieillard. Daphnis',