SCENE VI
ALCIMNE^ EVANDRE, M I L G N. MILOX.
Y ous ayez fort bien chanté.
ALCIMNE»
Gomment ! tu es déjà revenu ? ou bien n^étois-tu pa» parti 1 Le tour seroit assez familier.
MILON
Je ni'étoîs retiré; et^ en revenant ^ je
22 ivANDRE,
n*aî entendu que le dernier couplet de ▼otre chanson.
ALCIMNE.
Mais que yeux -tu donc malheureux importun ?
MILON
C'est l'intérêt que je prends à ce qui te regarde y qui m*a fait revenir. Vous vous amusez à chanter et à vous conter des douceurs y sans faire attention à ce qui se passe autour de vous. IS'entendez- vous pas d'ici tout le bruit qui se fait sur le rivage 1
ivANDRE.
A quelle occasion?
MILON
Les vaisseaux dont parloit AsphaKon sont abordés.
ALCIMNE.
Eh bien ! en quoi cela nous intéresse-t'il t
MILON
En rien , dès que vous voulez encore TOUS moquer de moi.
iTAMDRE;
Parle toujours.
MILOK.
Je n^ai rien à dire.
ALCIMNE.
Oh , oh , tu foues Phomme piqué. Parle donc.
MILON
Ces étrangers sont descendus à terre :
ils dressent déjà leurs tentes sous l'allée de tilleuls f tout près d'ici. Je voulois vous prévenir y de peur qu'ils ne tous surprissent : nous ne connoissons pas leurs intentions ; mais TOUS n'êtes pas ici en sûreté.
AI.CIMNE.
Je te remercie de ton attention, Milon.
Je suis en effet toute effrayée. Allons^ nous-en.
24 ivANDRE 9