‹ ŒuvresChapitre 26 sur 67 · ivANDaS · texte numérisé non relu

ivANDaS

ALCIMNE.

Dieux ! que tous m*étonnex ! Je suis toute hors de moi-même. Il faut que ce que vous me dites-là soit vrai , car tous ne voudriez pas TOUS amuser ainsi à mes dépens. Puisque la chose est sûre , il faut qu*Évandre et TOUS me suiviez à la ville. Nest-il pas yrai que vous Tiendrez aTec moi I Autrement je n*irois pas ; non sûrement je n^irois pas. Voyez - tous ce monsieur qui sort de cette tente? Cest, sans doute^ un seigneur; car son habit est tout brillant d'or. Comme il a Pair plein de bonté ! Le cœur me bat.

Ah ! si mon père est ici , je souhaite que ce soit là lui.

SCENEIII.

ARATES, ALCIMNE, CHLOlÉ, un SERVITEUR d'Arttes, deux SUIVANTES.

ARATES j à part à son serviteur.

^018 bien sûr que je saurai récompenser le serTice important que tu m*as rendu.

Est-ce là cette femme ( en regardant Chloé) à qui tu as remis ma fille ^

LE SERVITEUR 9 à part à Arates.

Oui 9 mon maître , c'est elle. Je Paurois reconnue aux seuls traits du visage , quand elle ne m*auroit pas représenté la bague que je vous ai rendue. Voilà aussi rotre fille ; elle est si belle , que tous la reconnoitrez avec plaisir.

ARATEs s* avance vers sa fille.

Je te bénis y ma fille. Dieux ! qu^elle est aimable ! vous m'avez exaucé au-delà de mes vœux. Embrasse • moi ^ ma chère enfant.

ALCIMNE.

Âh ! mon cœur m*avoit dit que vous étiez mon père.

ARATES.

Quel père est plus heureux que moi! De quelle joie suis-je pénétré ! 6 ma fille.

ALCIMNE.

O mon père!

6o ivAKDnE,

AB.ATES.

Rendons grâces aux dieux de' nous avoir comblés de tant de faveurs. ( à CJdoé ) O ma bonne femme , que tes soins ont bien réussi !

CHLOE.

Ce sont les dieux qui les ont bénis. Monsieur , je vous remets votre fille : c^est bien la plus aimable enfant que vous puissiez désirer.

ARATES.

Que j*aimerai en elle l'innocence de son ame et de son cœur ! Ma bonne femme , tes soins seront bien payés, {à sa fille } Embrasse -moi encore une fois^ ma chère enfant.

ALCIMNE.

Avec quelle joie j'embrasse le meilleur des pères !

ARATES.

Ghloé peut retourner à sa cabane , mettre ordre à ses petites affaires., en attendant

PASTORALE. 6l

que je l'envoie chercher, et que je remmené avec nous à la ville. Je vais trouver le prince , pour lui faire part de mon bonheur. Toi y mon enfant , reste avec ces femmes, que j'ai fait venir avec moi pour te servir ; je te rejoindrai bientôt dans ma . tente.

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