PYRRHUS, ÉVANDRE
PYRRHUS
JVloK fils! il y a bien long -temps que je ne t*ai vu. Pourquoi t'es -tu dérobé à ma tendresse 1
ivANDRE.
Je Toulois faire mes derniers adieux à ces lieux charmansi ayant de m'en éloigner.
PYRRHUS
As -tu tant de peine à les quitter ? Ces richesses , ce bonheur auquel les dieux t'appellent y n'ont -ils aucun attachement pour toi?
PASTOB.ALB. 77
ivANDRE.
Je TOUS avouerai que cette magnificence m'a frappé ; Péclat dont brille votre tente m'a rappelle la brillante parure de nos prairies, lorsque* les fleurs humectées de rosée s'ouvrent aux premiers rayons du soleil ; mais nos prairies sont encore plus belles.
J'ai vu parmi vos richesses , mille choses dont je ne connois ni les noms, ni l'usage.
Mais, dites-moi, mon père, faut-il qu'un prince soit toujours investi d'une troupe d'importuns ?
PYRRHUS
Les bons et les méchans se rassemblent toujours où se trouvent la puissance et les richesses.
évANDRE.
Quand un arbre est en fleurs, on y voit des insectes paresseux à côté de l'abeille.
Seroit-ce la même chose ?
PYRRHUS
Oui.