‹ ŒuvresChapitre 31 sur 67 · J&VA N D R £ I · texte numérisé non relu

J&VA N D R £ I

ivANDRE.

Mais il me paroît insupportable de ^ sans cesse autour de moi s'empresser gens dont je n'ai aucun besoin. Il ; qu'ils croient , en me tenant dans c sujétion 9 que je ne suis point bon comme eux.

PYRRHUS

Mon fib y c'est là le privilège des prin Cest un bien foible dédommagement peines qu'ils se donnent pour faire ob Ter les loix , et pour rendre leurs peu beureux. .

ivANDRE.

Mais f mon père , si les bommes c sissent leurs princes parmi eux, ils c sissenty sans doute, le plus sage et le vertueux : voilà pourquoi leur cboix tombé sur vous. Comment donc, sans voir si je vous ressemblerai, des bon peuvent -ils être assez fous pour me que je régnerai un jour sur eux ? Gonfiej on le soin de sa vigne à quelqu'un qu'o sauroit pas babile à la tailler %

PYRRHUS

Je répondrai une autre fois à tes questions : en Toilà assez pour aujourd'hui.

Dis -moi, à ton tour, pourquoi tu as l'air si triste 1 Te fais • tu une peine de venir habiter mon palais ?

ivANDRE.

Non , mon père ; je tous suivrai sans le moindre regret, si seulement

PYRRHUS

Quoi ! si seulement ?

JÉVANDRE.

Si seulement Al^imne Hélas!

PYRRHUS

Tu soupires, mon fils ! ( à part. ) Il ne sait pas encore le destin d'Alcimne ; je yeux m*amuser de Pagréable surprise que j,e lui prépare.

ivANDRE.

Si vous consentiez seulement qu*Alcimne me suivît

8o iYANDAE 9

Page 1