‹ ŒuvresChapitre 33 sur 67 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

PYRRHUS , ÉV ANDRE , ARATES , ALCIMNE.

Ses deux suivantes restent dans le fond du théâtre.

ALCIMNE y revêtue d* habits magnifiques^

O dieux! faut-il que je vienne ainsi servir de spectacle au prince, et que je ne puisse trouver le bien-aimé de mon cœur !

VÀSTOB.ALE. 83

ivANDRE , accablé de douleur , et le visage caché dans ses mains.

Elle TÎent, je Pentends; malheureux que je suis l

C'est lui que je vois. Ma douleur me rend muette.

]É VA N D a £ , la regardant avec saisissement.

Qu'ai-je entendu? le connois cette 'toîk plaintive. Cest.....

ALCIMNE.

Dieux ! ( â se^ suipanies. ) Soutenez-moi y mes amies, soutenez - moi. £st-cé là le prince^ O Év\andrel

JaVAKBllE*

Que voSs --je 1 O ravissement ! Est - ce toi y Alcimne %

ARATES.

Dieux! quels transports! quéUe joie écUte dADS .lencs yeuxil - .

84 évANDREi

évANDRE y courant à Alcimne y et

l* embrassant.

Oh ! ce n'est point un songe : c'est toi y c'est toi y ma chère Alcimne !

ALCIMNE.

O Evandre ! 6 mon bien -aimé! quel enchantement! quel miracle nous a réunis!

ivANDRE.

Au moment où je me croyois le plus infortuné des hommes , j'en suis le plus heureux.

ALCIMNE.

Au moment où je craîgnois de succomber sous Pexcès de ma douleur, je succombe sous l'excès de ma joie.

PYRRHUS

Mes enfans , que les dieux bénissent YOtre amour. Ils vous ont formés l'un pour l'autre. ( à jirates,^ Es -tu content., mon amil

ARATES.

Je suis transporté au point que je ne puis Yous exprimer ma reconnoissance.

PASTOB.ALE. 85

PTRAHUS.

Allons y mes enfans , suivez-moi. Il faut faire part de notre joie à toute la contrée ^ et qu'elle célèbre avec nous ce jour de fête.

3&TANDRE,

Mais f mon père , que deviendra La»

mon %

PYRRHUS

Il m'a dit que ce ne seroit pas sans peine qu'il me suivroit à la ville. Je ne l'y emmènerai point : mais je le rendrai le plus riche et le plus heureux des bergersi

ÉR ASTE

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