‹ ŒuvresChapitre 41 sur 67 · I.UCINDE · texte numérisé non relu

I.UCINDE

Non , Eraste , je n'offenserai pas ton amour, mais je dois te faire part de mes esfpérances. Quoi ! si ton père étoît réconcilié avec toi ! s'il étoit inquiet en ce moment du sort de ce fils qu'il a

iRASTE.

Ah ! oui. Heureuse pensée , qui autrefois a flouveni; répandu la joie sur les momens les plus tristes de ma vie 9 qui m'a souvent donné des jours heureux lorsque j'attendois, auila toujours en vain, quelque réponse à nos lettres touchantes, à ces lettres 'qui , si elles fussent tombées ^ntre les qiains d'un inconnu ^ de d'homme

FASTORAI.E. IO7

dii monde le plus indifférent, lui eussent arraché des larmes de pitié. £t mon père pourroit....

ruciNDE.

Ce seroit la plus grande des injustices envers un père qui t^a tendrement aimé ^ si nous

ERASTE

Oui , la plus grande des injustices. Quoi !

seroit-ii possible , ô mon père , que tu me haïsses toujours , toi qui m*aimpis autrefois 8Î tendrement, qui remarquois ayec une joie démesurée le développement de mes foibles talens ? Quoi 1 tu me haïrois toujours % Ihifts les momens amers où le souvenir de ta colère me fait verser des pleurs^ ma conscience ne me fait aucun reproche»

Ô ciel.! «i )e tï<ottv?yî» en moi la moindre faute, ta celere seroit pour moi un lardean insupportable. Tu me rendra»', oui , tu me rendras ta t«fndresse. Peut-être pleures-tu déjà un fils à qui tu «s refusé ton secours ^ et que tu as abànddnné à sa cruelle des»

tiitéé: Agréable penséel ëeuee espérance^

108 lÊRASTE ,

que tu 68 ravissante ! Allons , que je lui écrive encore , que je lui marque notre situation, tout ce que notre amour pourra m'inspirer de plus attendrissant. Rentrons dans la cabane , je vais écrire dans le moment; viens, ma chère, j'aurai besoin de ton secours.

I^UCINDE.

Viens , mon bien-aimé. ( Ils rentrent en se tenant par la main, )

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