‹ uvres des deux CorneilleChapitre 10 sur 433 · FRAGMENT DE L HISTORIEN MARIANA · texte numérisé non relu

FRAGMENT DE L HISTORIEN MARIANA

«Avia pocos dias aiites hecho campo con D. Gomez conde de i Gormaz. Venciôle, y diôle la rniierte. Lo que re4uUô de este caso, » flic que casô con dona Ximena, liija y heredera del mismo » conde. Ella niisma requiriô al rey que se le diesse por marido iJ(ya (Staba nuiy prendada de sus partes), ô le castigasse con- » forme â lis leyes, por la muerte que diô a su padre. Hiz6se el » casamiento, que â todos estaba à cuento, con el quai por el gran » dote de su esposa, que se allegô al estado que él ténia de su • padre, se aumentô en'poder y riquezas'. »

[Historia de Etpana, lib. IV, cap. L.)

Voilà ce qu'a prêté l'histoire à D. Guilleni de Castro, qui a mis ce fameux événement sur le théâtre avant moi. Ceux qui entendent l'espagnol, y remarqueront deux circonstances : l'une, que Chimène, ne pouvant s'empêcher de reconnoître et d'aimer les belles qualités qu'elle voyoit en D. Rodrigue, quoiqu'il eût tué son père (es/a6a jprmdada de sus partes), alla proposer ellemême au roi cette généreuse alternative, ou qu'il le lui donnât pour mari, ou qu'il U: fît punir suivant les lois; l'autre, que ce mariage se fit au gré de tout le monde {d todos estaba dcuento). Deux chroniques du Cid ajoutent qu'il fut célébré par l'archevêque de Séville, en présence du roi et de toute sa cour; mais je me suis contenté du texte de l'historien, parce que toutes les deux ont quelque chose qui sent le roman, et peuvent ne persuader pas davantage que celles que nos François ont faites de Gharlemagne et de Roland. Ce que j'ai rapporté de Mariana sufli) pour faire voir l'état qu'on fit de Chimène et de son mariage

' < Peu de temps auparavant il s'était battu avec don Gomez, comte de Gor. mai. Tl le vainquit et lui donna la mort. Par suite de cet événement, il épousa dona Chimène, lille et héritière de ce même comte. Elle demanda elle-même aa roi qu'on le lui donnât pour mari (car elle était fort éprise de son mérite), ou qu'on le punit conformément aux lois pour avoir tué son père. Ainsi eut lieu ce mariage qui convenait à tous, et la dot considérable de sa femme s' ajoutant au Mené qu'il tenait de son père, il grandit en puissance et en richesses. > (Traduction de M. Damas Hiaard.l

avi:i{tissi:ment pe counkiij^k. \9

daus lin siècle inènu', où ello \t'Ciit en un ti-l éclat, que les roU d'Ain^on et ile Navarre linrcut à lionneur «leirc ses "gendres, on épou-ianl ses lieiix filles. Quel(|ues-iiiis ne l'ont pas si bien traitée dans le notre; et sans parler de ce qu'on a dit de la Chimène du théi'itre, celui qui a composé l'Iiistoirc d'Espafrne en fran(;ois l'a notée, dans son livre, (le s'être tôt et aisément consolée de la mort de son père , et a voulu taxer de léfièreté une trtioM qui fut imputée à graiidtMir de courasre par ceux qui ca durent les témoins. Deux romances espagnoles qti6 je vous donocrai ensuite de cet avertissement, parlent encore plus en sa faveur. Ces sortes de pt-lits poèmes sont comme des originaux décousus de leurs ancieimes histoires; et je serois ingrat envers la mémoire de cette héroïne, si, après l'avoir fait connoitre en France, et m'y être fait connoitre par elle, je ne tàchois de la tirer de la honte qu'on Ini a voulu faire, parce qu'elle a passé par mes mains. Je vous donne donc ces pièces justificatives de la réputation où elle a \écu, sans dessein de justifier la façon ilont je l'ai fait parler françois. Le temps l'a fait pour moi, et les traductions qu'on en a faites en toutes les langues qui servent aujounl'hui à la scène, et cliei tous les peuples oti l'on voit des théâtres, je veux dire en italien, flamand et anglois, sont d'a-siz glorieuses apolncies contre tout ce qu'on en a dit. Je n'y .ij"!terai pour tonte chose qu'environ une douzaine de vers espagurdi qui semblent faits exprès pour la défendre. Ils sont du même auteur qui la traitée avant moi, D. Guillem de Castro, qui, dans une autre comédie, qu'il intitule Engirtarse enganando, fait dire i ane princesse de Béai-n :

A mirar Bien el naodo, qne el leoer A|ipUtos que vencer, T ocasioiies que dexar.

Examinai) cl valor En la miii.'pr, yo dixera Lo quo siento, por<|u<; fuef»

Luxmiiento de mi boDor.

Pcro malicias fuDclada»

Eu luinras inul PDlcDdidM ,

D<r U'ulaonnes veniidai

nacvn culj'as declaradai : ,

T asii, la que el de«<-ai CoD el rcsiKL'r apuoU, Vence do* tvses si juou Coo el resislir callar ■.

■ A bi«M eoDtidi-rer le monde, y a-l-il auUe ckoM. qM im isiUacIt t tniui i«

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