‹ uvres des deux CorneilleChapitre 9 sur 433 · DÉDICACE. IT · texte numérisé non relu

DÉDICACE. IT

ployer en loiir faveur ce grand crédit ' qne Totrc qunlilc et vos vertus vous ont acquis. J'en ai ressenti des cfTets qui me sont trop avantageux pour m'en taire, et je ne vous dois pas moins de remercimenis pour moi que pour le Cid. C'est une reconnois- 8»nce qui m'est glorieuse, puisqu'il m'est impossible de publier que je vous ai de grandes obligations, sans publier en même temps que vous m'avez assez estimé pour vou'oir que je vous en eusse. Aussi, M.\dame, si je soubaite quelque durée pour cet heureux elTort de ma plume, ce n'est point pour apprendre mon nom à la postérité, mais seulement pour laisser des marque» éternelles de ce que je vous dois, et faire lire à ceux qui naîtront dans les autres siècles la protestation que je fus d'être toute ma vie,

Madamb,

Toire très humble, Irèt nbéissaDt, et trèt obligé serviteur ,

P. COBXEILLE.

* La ducheite d'Aiguillon avait un très-grand crédit, en effet, sur son oncle le cardinal ; et, sans elle. Corneille aurait été cnlièroment disgracié : il le fait assetculcadre par cet paroles. Ses ennemis acharnés l'avaient peint comme un etprit altier qui bravait le premier ministre, et qui confondait dans un méprii gonrral leurs ouvrages et le goOt de celui qui les protégeait. La duchesse d'Aifmillon ren Jit dans cette alTaire uu aussi grand service à son oncle qu'à Cor- ■eille : elle lui sau>a dans la posl<Tité la hont« de passer poar l'appro'Mleiir de et l'eaucmi da Cté et *e Cmm. (Toltoii*.)

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