SCÈNE IV. - CINNA, EMILIE, ÉVANDRE, FULVIE
ÉVANDRE
Seigneur, César vous mande, et Maxime avec vous*.
CINNA
Et Maxime avec moi! Le sais-tu bien, Évandre?
ÉVANDRE
Polyclète est encor chez vous à vous attendre, Et fût venu lui-même avec moi vous chercher, Si ma dextérité n'eût su l'en empêcher;
' VaR. Et sont-ils morts entiers avocquê leurs desseins?
D'abord l'auteur substitua, et sont-Us morts entiers avec leurs grandi (Uê» $ein$? ensuite il mit, sont-ils morts tout entiers? Celte expression sublinML mourir tout entier, est i»ise du latin d'Horace, non omnis moriar.
(Voltaire.)
• L'intrigue est ncu-'-e dès le premier acte; le plus grand intérêt et le plui grand péril s'y manifestent : c'est un coup de théâtre.
Remarquez que 'on s'intéresse d'abord beaucoup au succès de la coDspiration de Cinna et d'Émiiie : 1° parce que c'est une conspiration ; "i" parce que l'amanù «t U maîtresse sont en danger; 3° parce que Cinna a peint Auguste avec toutes les couleurs q»e les proscriptions méritent, et que dans son récit il a rendu Auguste exécrable ; 4° parce qu'il n'y a point de spectateur qui ne prenne dani ion cœur le parti de la liberté. Il est important de faire voir que dans ce pre« nier acte Cinna et Emilie s'emparent de tout l'intérêt ; on tremble qu'ils oê (oient découverts. Vous verrei qu'ensuite cet intérêt change, et vous jugerei il t'est un défaut oa non. [VoUsire.]