‹ uvres des deux CorneilleChapitre 150 sur 433 · SCÈNE III. — CINNA , s«,i · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — CINNA , s«,i

!)onne un phis digne nom au glorieux empir<l»u noble s<'utiment que la vertu m'inspire^

Maxime liiiit (nn lo>1iin>e Ti>\c ilaDt crHe scène, pur iid ven <1ff corne lie, *t •B te retiranl cnnime an valrt a qui on dil qu'on veut (Irt* SfMil. L'auteur a ea» lierenK-nt sicrirni ce rà\e de Matinie : il ne faol le nganier ijui- «.-omnie un per- •oonage 'jui aoria faire raloir le» autre*. [Vollaire.)

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Et que rhoniicnr oppose au coup précipité De mou iutjralitude ol do ma lâcheté; Mais plutôt continue à le nommer foiblesse, Puisqu'il devient si foible auprès d'une maîtresse. Qu'il respecte un amour qu'il devroit étouffer, Ou que, s'il le combat, il n'ose en triompher. En CCS extrémités quel conseil dois-je prendre? De quel côté pencher? à quel parti me rendre?

Qu'une âme généreuse a de peine à faillir! Quelque fruit que par là j'espère de cueillir, Les douceurs de l'amour, celles de la vengeance, La gloire d'affranchir le lieu de ma naissance, N'ont point assez d'appas pour flatter ma raison, S'il les faut acquérir par une trahison, S'il faut percer le flanc d'un prince magnanime Qui du peu que je suis fait une telle estime, Qui me conible d'honneurs, qui m'accable de biens, Qui ne prend pour régner de conseils que les mieua. 0 coup ! ô trahison trop indigne d'un homme ! Dure, dure à jamais l'esclavage de Rome! Périsse mon amour, périsse mon espoir Plutôt que de ma main parte un crime si noir! (Juoi! ne m'offre-t-il pas tout ce que je souhaite, Et qu'au prix de son sang ma passion achète? Pour jouir de ses dons faut-il l'assassiner? Et faut-il lui ravir ce qu'il me veut donner? l^lais je dépends de vous, ô serment téméraire ! 0 haine d'Emilie! ô souvenir d'un père! Ma foi, mon cœur, mou bras, tout vous est engagé, Et je ne puis plus rien que par votre congé : C'eèt à vous à régler ce qu'il faut que je fasse. C'est à vous, Emilie, à lui donner sa grâce; Vos seules volontés président à son sort. Et tiennent en mes mains et sa vie et sa mort. 0 dieux, qui comme vous la rendez adorable, Rendez-la, comme vous, à mes vœux exorable*, Et, puisque de ses lois je ne puis m'affranchir,

' Exorable devrait se dire ; c'est un terme sonore, intelligible, nécessaire «I iigne des beaux vers que débile Cinna. 11 est bien étrange qu'on dise impla' cable, et non plaeable; âme inaltérable, et non pas âme altérable ; héro$ iniomptable, et non hé-os domptable, etc. (Voltaire.*

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Failes qu'à mes désirs je la puisse néchir. U«is voici de retour celle aimable inhumaine.

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