ACTE :ll, SCENE IV
Et fomiTiP pour loi soûl Tamour veut que je vivo, J'ai voulu, M.iis eu valu, nio cousorvor pour loi, il le <louuor moyeu d'clre dij^ne de moi.
PaiiIonu('7.-moi, grauds dieux, si je me suis trompé* hiaud j'ai pensé chérir un nevou do l*oini)ée, lA si duii faux semblant mou e<pril abusé A fait i-lidix d'un esclave en sou lieu supposé, le t'iiimo toutefois, quel que tu puisses èlre, 'A si pour me paguer il faut trahir ton maitre. Mille autres à l'euvi recevroieut cette loi, S'ils pouvoient m'acqucrir à même prix que toi'; Mais uappréhi'ude pas qu'un autre ainsi m'obtienne. Vis pour ton cher tyran, tandis que je meurs tienne : Mes jours avec les siens se vont précipiter, Puisque ta lâcheté n'ose me mériter.
Viens me \oir daiis son sauj; et dans le mion baignée De ma seule vertu mourir accompagnée, Et le dire en mourant d'un esprit satisfait : « N'accuse point mon sort, c'est toi seul qui l'as fait;
• Je descends dans la loml>e où tu n>'as condamnée, > Où la gloire me suit qui t'étoit destinée :
• Je meurs en détruisant un pouvoir absolu ;
• Mais je vivrois, à toi si lu l'avois voulu. »
CINNA
Eh bien, vous le voulez, il faut vous satisfaire,
Il faut affranchir Rome, il faut venger un père,
Il faut sur un tyran porter de juslfs coups;
Mais apprenez qu'Auguste est moins tyran que vous.
S'il nous Ole à son gré nos biens, nos jours, nos femme»,
Il n'a point jusqu'ici tyrannisé nos âmes;
Mais l'empire inhumain qu'exercent vos beautés
Force jusqu'aux esprits et jusqu'aux volontés.
Vous me faites priser ce oui me déslionore;
' Hirmiooe dit dant ane iitaalioD à peu pros i^'mblable
Qtjoi ! «ans qu'elle employSt une «ouïe prière,
Ma mère eo ta faveur arma la Grrce eotiTe !
Se» Tpui pour leur querelle, tu dix aos île oomlMU,
Virent pprir vir," roii qu'ils ri'" coDDoiu'iii-nt pa»;
El ni" . :- <|ue 11 murt d'un parjure,
E^ )'- t du toin (le mon injure.
Il peu' ■ , A ce pni taos danger, ç.
|« me livre moi-inéme, et ne pai* ae voigerl
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Vous me faites haïr ce que mon âme adore*, Vous me faites répandre un sanj'; pour qui je dois Exposer tout le mieu et mille et niillc Ibis : Vous le voulez, j'y cours, ma paroK' est doiuiée;. Mais ma main, aussitôt contre mou sein tournée. Aux mânes d'un tel prince immolant votre amani, A mon crime forcé joindra mon châtiment', Et, par cette action dans l'autre confondue, Recouvrera ma gloire aussitôt que perdue, tdieu.