‹ uvres des deux CorneilleChapitre 154 sur 433 · ACCOSTE · texte numérisé non relu

ACCOSTE

To<it ce que tu me dis. Euphorbe, est incroyable*.

EUPHORBE

Seigneur, le récit même en paroît effroyable : On ue conçoit (jii'à peine une telle fureur, Et la seule pensée en fait frémir d'horreur.

ADGLSTE.

Quoi! mes plus chers amis! quoi! Ciana! quoi! MaxioMt Los deux que j'houorois d'une si haute estime, A qui j'ouvrois mon cœur, et dont j'avois fait choix Pour les plus importants et plus nobles emplois! Après qu'entre leuis mains j'ai remis mou empire. Pour m'arracher le jour l'un et l'autre conspire 1

■ Il etk trMt« qu'an li bi> 'et n Iftcke saballcrne, nn etclave afTtaaebl, p^ raiMe avec AociMte, «t qoe l'auteur D'ait pu trourë dani la jvlouiie de Maxime, diàOt II"* emporteatent* que la paoïuo i-fit dû lui iD<pirer, uu dans qnelqur aulrt DT' :'■: D tns:iqae, dr quoi (ouniir dri m>ii|>çod» i Aiiguitc. Si le trouble d« K.^a^, <- .< I'' Maiimc, celui d'Émilie, onvraicot k'S jeux de l'empereur, cela terttd i-r^'i. >u(j plu» oiible el p:ut lliéitral que la diooaclaUoD d'un ciciuva, ^ «1 un rcMort uop miace el Uop Uiviâl. IVoltaire.}

216 CINNA

Maxime a vu sa faute, il m'en fait avertir, El montre un cœur touché d'un juste repentir; Biais Cinua !

EUPHOnBE.

Ginna seul dans sa rage s'obstine.

Et contre vos bontés d'autant plus se mutine; Lui seul combat encor les vertueux efforts Que sur les conjurés fait ce juste remords, Et, malgré les frayeurs à leurs regrets méléet. Il tâche à raffermir leurs âmes ébranlées.

AUGUSTE

Lui seul les encourage, et lui seul les séduit ! 0 le plus déloyal que la terre ait produit! 0 trahison conçue au sein d'une furie!

0 trop sensible coup d'une main si chérie ! Cinna, tu me trahis 1 Polyclète, écoutez.

(Il lui parle à l'oreille.) POLTC^ÈTE.

Tous VOS ordres, seigneur, seront exécutés.

AUGUSTE

Qu'Craste en même temps aille dire à Maxiaw Qu'il vienne recevoir le pardon de son crime.

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