‹ uvres des deux CorneilleChapitre 155 sur 433 · SCÈNE II. — AUGUSTE, EUPHORBE · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — AUGUSTE, EUPHORBE

EUPHORBE

n l'a jugé trop grand pour ne pas s'en punir ;

A peine du palais il a pu revenir,

Que, les yeux égarés, et le regard farouche,

Le cœur gros de soupirs, les sanglots à la bouche,

11 déteste sa vie et ce complot maudit,

M'en apprend l'ordre entier tel que je vous l'ai dit}

Et m'ayant commandé que je vous avertisse.

Il ajoute : « Dis-lui que je me fais justice,

» Que je n'ignore point ce que j'ai mérité. »

Puis soudain dans le Tibre il s'est précinii^^-

Et l'eau grosse et rapide, et la nuit assez nwi,^,^

tl'ont dérobé la fin de sa tragique histoire.

AUGUSTE

Sous ce pressant remords il a trop succombé, Et s'est à mes bontés lui-même dérobé ;

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