SCÈNE II. — AUGUSTE, EUPHORBE
EUPHORBE
n l'a jugé trop grand pour ne pas s'en punir ;
A peine du palais il a pu revenir,
Que, les yeux égarés, et le regard farouche,
Le cœur gros de soupirs, les sanglots à la bouche,
11 déteste sa vie et ce complot maudit,
M'en apprend l'ordre entier tel que je vous l'ai dit}
Et m'ayant commandé que je vous avertisse.
Il ajoute : « Dis-lui que je me fais justice,
» Que je n'ignore point ce que j'ai mérité. »
Puis soudain dans le Tibre il s'est précinii^^-
Et l'eau grosse et rapide, et la nuit assez nwi,^,^
tl'ont dérobé la fin de sa tragique histoire.
AUGUSTE
Sous ce pressant remords il a trop succombé, Et s'est à mes bontés lui-même dérobé ;