‹ uvres des deux CorneilleChapitre 24 sur 433 · SCÈNE VII. — D. DIÈGUE, se · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. — D. DIÈGUE, se

0 rage! ô dôsospoir! ù vieillesse ennemie! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Et ne suis-je blanchi dans les travaux gucriicra Que pour voir eu un jour flétrir tant de lauiieis: Mon bras qu'avec respect toute l'iiispagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, Tant de fois affermi le trône de son roi, Iraliit donc ma querelle, et ne fait rien pour inoif 0 cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effocée! Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur!

Précipice élevé d'où tombe mon honneur!

Faut-il de votre éclat voir triompher le comte. Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte? Comte, sois de mon piiuce à présent gouverneur; Ge haut rang n'admet point un homme sans hoimear; Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne, Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne. Et toi, de mes exploits glorieux instrument. Mais d'un corps tout de glace inutile ornement, Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense, M'as servi de parade, et non pas de défense. Va, quitte désormais le dernier des humains. Passe, pour me venger, en de meilleures mains. Si Rodrigue est mon fils, il faut que l'amour cède, Et qu'une ardeur plus haute à ses flammes succède. Mon hoimeur est le sien, et le mortel afiront Qui tombe sur mon chef rejaillit sur sou front.

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