‹ uvres des deux CorneilleChapitre 281 sur 433 · SCÈNE I. — GÉRONTE» CLARICE, ISADELLR · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — GÉRONTE» CLARICE, ISADELLR

CLARICE

le sais qu'il vaut beaucoup étant sorti de vons : Biais, monsieur, sans le voir, accepter un époux, Par quelque haut lécit qu'on en soit conviée, C'est grande avidité de se voir mariée : D'ailleurs, en recevoir visite et complimenl, Et lui permellre accès en qualité d'amant, A moins qu'à vos projets un plein effet répond« *, Ce seroit trop donner à discourir au mondr. Trouvez donc un moyen de me le faire voir, Sans m'exposer au blâme et manquer au dc^o:sî',

GÉRONTE

Oai, vous avez raison, belle et sage Claricc ;

Ce que vous m'ordonnez est la môme juslicp *;

Et comme c'est à nous à subir votre loi,

Je reviens tout à l'heure, et Dorante avec moi.

Je le tiendrai long-temps dessous votre feiiêîre,

Âfln qu'avec loisir vous puissiez le connoître *,

Examiner sa taille, et sa mine, et son air.

Et voir quel est l'époux que je vous veux donner.

D vint hier de Poitiers; mais il sent pou l'école;

Et si l'on pouvoit* croire un père à sa parole,

Quelque écolier qu'il soit, je dirois qu'aujourd'hui

Pieu de nos gens de cour sont mieux (aillés que lui.

liais vous en jugerez après la voix publique.

le cherche à l'arrêter, parce qu'il m'est unique,

Et je brûle surtout de le voir sous vos lois.

' Tas. s'il faut qu'à vos projets !a suite ne réponde.

• Vear : ta justice même. Cette forme, d'usage au seizième siècle, se IBCort quelquefois dans le dix-septième.

* Cette manière de présenter un amant & sa maîtresse, qu'il doit ëpoaier, ]!•• nHX un peu singulière dans nos mœurs ; mais la pièce <'sl espagnole ; et de plan, M n'est point ici une eatrevue -. le père ne veut que prévenir Claric« par it beaiie Bine de son ils. ITottairc.)

ACTi: II. SCENE il.

CURTCK- VouS' mTionorcï Ikmucuiii» d un >i ^jloiioiiï choii.

Je l'attenilrai, monsieur, avec impatience.

Et je l'amie déjà sur celle confiance.

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