‹ uvres des deux CorneilleChapitre 285 sur 433 · SCÈNE IV. — ALCIPPE, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — ALCIPPE, seul

Va, ri9 de ma douleur alors que je le perds; Par ce^ indignités romps toi-même mes fers, -Aide mes feux trompés à se tourner en glace; Aide un juste couitdux à se mettre en Ifeur place. Je cours à la vengeance, et porte à ton amant Le vif et prompt effet de mon ressentimenL S'il est homme de cœur, ce jour même nos arme* Régleront par leur sort tes plaisirs ou tes larmes; Et, plutôt que le voir possesseur de mon bien, Puissé-je dans son sang voir couler tout le mien! Le voici ce rival que son père t'amène : Ma vieille amitié cède à ma nouvelle haine; Sa vue aicroit l'ardeur dont je me sens brûler : Mais ce n'est pas ici qu'il le faut quereller 2.

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