‹ uvres des deux CorneilleChapitre 340 sur 433 · CI.ITON · texte numérisé non relu

CI.ITON

Vous en prendrez autant comme vous en verrei.

Menteur vous voulez vivre, et menteur vous mourrez;

Et l'on dira de vous pour oraison funèbre :

« C'étoit en nicnlerie un auteur 1res célèbre,

■ Qui sut y raffiner de si digne façon,

» Qu'aux maîtres du métier il en eût fait leçon ;

• Et qui, tant qu'il vécut, sans craindre aucune risque,

• Aux plus forts d'après lui put donner quinze et bisqu/. •

DORANTE

Je n'ai plus qu'à mourir, mou épitapbe est fait, Et tu m'érigeras en cavalier parfait ; Tu ferois violence à l'humeur la plus triste. Mais, sans plus badiner, va-t'en chercher Philisle, Donne-lui cette lettre ; et moi, sans plus mentir, Avec les prisonniers j'irai me divertir.

' ClitoD fait fort mal de ne p«s approuver un menionge si noble ; et Doraatt perd ici une belle occasion de faire voir qu'il est des cas ou il serait infâme d« dire la vérité : quel sœur serait assez lâche pour ne pojnl mentir quand il s'agil de uuver la vie et l'bonueur d'un père, d'un parent, d'un ami' Il v ava:t là à» l«ei Uii« de tm-beajx vers. (Voltain.)

m Bv nEiuu «en.

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