CI.ITON
Vous en prendrez autant comme vous en verrei.
Menteur vous voulez vivre, et menteur vous mourrez;
Et l'on dira de vous pour oraison funèbre :
« C'étoit en nicnlerie un auteur 1res célèbre,
■ Qui sut y raffiner de si digne façon,
» Qu'aux maîtres du métier il en eût fait leçon ;
• Et qui, tant qu'il vécut, sans craindre aucune risque,
• Aux plus forts d'après lui put donner quinze et bisqu/. •
DORANTE
Je n'ai plus qu'à mourir, mou épitapbe est fait, Et tu m'érigeras en cavalier parfait ; Tu ferois violence à l'humeur la plus triste. Mais, sans plus badiner, va-t'en chercher Philisle, Donne-lui cette lettre ; et moi, sans plus mentir, Avec les prisonniers j'irai me divertir.
' ClitoD fait fort mal de ne p«s approuver un menionge si noble ; et Doraatt perd ici une belle occasion de faire voir qu'il est des cas ou il serait infâme d« dire la vérité : quel sœur serait assez lâche pour ne pojnl mentir quand il s'agil de uuver la vie et l'bonueur d'un père, d'un parent, d'un ami' Il v ava:t là à» l«ei Uii« de tm-beajx vers. (Voltain.)
m Bv nEiuu «en.