‹ uvres des deux CorneilleChapitre 349 sur 433 · I.VSE · texte numérisé non relu

I.VSE

Après le naturel.

DonvME.

^j* oe croLo pas jamais avoir i-ieii vu de tel.

LTSE.

Cm quatre diamants dont elle est enrichie

Ont sou eut quelque feuille, ou mal nette, ou blanchie;

Et je cours Je ce pas y faiie i i'<;arder.

DORANTK.

Et quel est ce portrait?

LYSE

Le faut-il demander?

Et doutez-vous si c'est ma inaîliessc elle-même

DOUANTE.

Quoi! celle qui m'écrit?

LYSE

Oui, colle qui vous aime; ▲ l'aime.- tant soit peu vous l'auriez devioé.

DORANTE

Lu si rare bonheur »e m'est pas destiné ; El tu me veux flatter par cette fausse joie.

LYSE

Quand je dis vrai, monsieur, je prétends qu'on me croM. Mais je m'amuse trop, l'orfèvre est loin d'ici; ûouuez-moi, je perds temps.

DORANTE

Laisse-moi ce souci; Nous avons un orfèvre arrêté pour ses dettes, Qui saura tout remettre au pniiil que tu souhaites.

LYSE

Vous m'en donnez, monsieur.

DORANTE

Je te le ferai voir.

LTSE.

A-t-i! la maiu fort bonne?

DORANTE

Au tau t qu'on peut TaToir.

Sans mentir?

DORANTE

^aas mentir.

CLITON

li est trop jeune, il n'ose,,

LTSE.

Je roudrois bien pour vous faire ici quelque cbo!?e: Mais vous le montrerez.

DORANTE

Non, à qui que ce soit.

LTSE.

Vous me ferez chasser si quelque autre le voit.

DORANTE

Va, dors en sûreté.

LTSE.

Mais enfui à quand rendre?

DORANTE

Dés demain.

LTSE.

Demain donc je viendrai le reprendre:

h ne puis me résoudre à vous désobliger.

CLITON, à Dorante.

Elle se met pour vous en un très grand danger.

(i LyM.)

>on8-Dous rien nous deux?

LTSE.

Non.

OJTON.

Comme tu mépriiesl

LTSE.

Je n'ai pas le loisir d'entendre tes sottises.

CLITON

Avec cette rigueur tu me feras mourir.

LTSE.

Peut-être à mon retour je saurai te guérir; Je ne puis mieux pour Theure : adieu.

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