‹ uvres des deux CorneilleChapitre 35 sur 433 · SCÈNE VI. — LE ROI, D. ARIAS, D. SANCHK, D. ALONSE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — LE ROI, D. ARIAS, D. SANCHK, D. ALONSE

LE ROI *

Le comte est donc sv vain et si peu raisonnable I Ose-t-il croire eucor son crime pardonnable?

>. ARIAS

Je l'ai de votre part longtemps entretenu. J'ai fait mon pouvoir, sire, et n'ai rien obtenu

LE ROI

Justes deux ! ainsi donc un sujet téméraire A si peu de respect et de soin de me plaire'

' Var. Tu vois par la quels maux cet amour me prépare.

* Le personnage du roi a élé très-diversement apprécio. Or. en jngen par les deux extraits suivants, qu'il nous a paru curieux de rapprocher :

€ Quel rôle fait dans le Cid le roi de Castille ? Ce n'est qu'un témoin presque •isif d'une action qui ne l'intéresse que peu. Rodrigue et Cbiméne attirent toute rallontion du spectateur, tandis que le roi et l'iufantc, qui devraient faire lei principaux rôles, ou ne point paraître du tout, paraissent à peme en second pour ennuyer. Corneille le sentit bien : mais il ne Ut qu'après coup cette importante remarque, qui fut mise en pratique par les auteurs grecs dès la naissance iu thiàtie. > ( Le père Brumoy. ) — < Ce roi si plein de sens et d'équité est l'image de la royauté telle qu'elle doit être, par sa niodéialion, par ta coonaif noce des boisEieE, par sa justice ingénieuse, comme telle de Salomon. »

[Nisard (

ACTi; M, SCKNK Vlï.

Il offi'nso don Dii'gue, cl iiu-pi-ise son roi!

Au milieu de in:i rour il tiic doniio la loi!

Qu'il soit bravo {;uoiiier, qu'il soit faraud capitaine,

Je saurai bien raballre une humeur si hautaine,

Fùl-il la valeur même, et le dieu des combats,

Il vei ra ce que c'est que de n'obéir pas.

Quoi qu'ait pu mériter une telle insolence,

Je l'ai voulu d'abord traiter sans violence;

Mais, puisqu'il en abuse, allez dès aujourd'hui,

Soit qu'il résiste, ou non, vous assurer de lui.

(D. Alonse rentre. |

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