‹ uvres des deux CorneilleChapitre 371 sur 433 · SCÈNE Vm. — DORANTK, CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE Vm. — DORANTK, CLITON

Clilou, si lu le peux, regarde-moi sans rire.

CLITON

J'entends a dcmi-mol, et ne m'en puis dédire. l'ai gagne votre maL

534 LA SUriK itli MIMEUR.

DORANTi;.

Eh bien ! l'occasion?

CLITON

Elle fait le inenleur ainsi que le larron.

Mais si j'en ai donné, c'est pour votre service»

DOUA>rE.

Tu l'as bien fait courir avec cet artifice.

CLITON

Si je ne fusse chu, je l'eusse mené loin :

Mais surtout j'ai trouvé la lanterne au besoin;

El, sans ce prompt secours, votre feinte imporluni

M'eût bien embarrassé de votre nuit sans lune.

Sachez une autre fois que ces difficultés

Ne se proposent point qu'entre ffens concerté».

DOr.ANTE.

Pour le mieux éblouir, je faisois le sévère.

CLITON

C'éloit un jeu tout propre à gâter le mystère* l)iti'S-nu)i cependant, étes-vous satisfait?

DORANTE

Autant comme on peut l'être.

CUTON.

En effet?

DORANTE

En effet.

CLITON

Et Philisteî

DORANTE

Il se tient comblé d'heur et de glmre : Mais on l'a pris pour moi dans une nuit si noire; On s'excuse du moins avec cette couleur,

CUTON.

Ces fenêtres toujours vous out porté malheur. Vous y prîtes jadis Clarice pour Lucrèce : Aujourd'hui, même erreur trompe cette maîtresse, Et vous n'avez point eu de pareils rendez-vous Sans faire une jalouse, ou devenir jaloux.

DORANTE

Je n'ai pas lieu de l'être, et n'en sors pas fort triste.

CLITON

Vous pourrez maintenant savoir tout de Philiste.

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