SCÈNE II. — ANTIOCHUS. TIMAGÈNE. I AONICE
A^TI0c^us.
Demeurez, Laonice; Vous pouvez, comme lui, me rendre im bon office.
Dans l'état où je suis, triste, et plein de souci. Si j'espère beaucoup, je crains beaucoup aussi. Un seul mot aujourd'hui, maître de ma fortune, M'ôte ou donne à jamais le sceptre et Rodogune, Et de tous les mortels ce secret révélé Me rend le plus content ou le plus désolé. le Tois dans le hasard tous les biens que j'espère, Et ne puis être heureux sans le malheur d'un frère,
' Btetoe a dil dans Dajaiet :
rentrcLliis la sultane, et, cachant mou dessein. IiUï mnotrai d'Amuiat le rcloiir incortaÏD. • n n'est pas dil que cette veuve de Nicauor était Cléopâlre, mère dei iMi princes, et que le roi Anlioclius avait promis de rendre la couronne aux m- IkBU du pranier lit. Le spectateur a besoiu qu'on lui dcbwaille celte hUtoiN.
(Voltaire.)
ACiK l, SCE.NK V. oGI
Mais iriiii frère si cher, qu'une sainlc amitié Fait >ur moi «le ses maui rejaillir la moitié. Donc pour moins hasanlir j'aime mieni moins prétendre; Et. |)our rompre le coup que mon canir n'ose attendre, Lui cédant de deux biens le plus brillant aux yeux, M';i--sui"er de celui qui m'est plus précieux : iletireux si, sans attendre un fâcheux droit d'ainesse, Pour un trône incertain j'en obtiens la princesse, Cl puis par ce partage épargner les soupirs yui naitroienl de ma peine ou de ses déplaisir»! Va le voir <le ma part, Timagèue, et lui dire Que pour cette beauté je lui cède l'empire ; Ma. s poile-lui si haut la douceur de régner, Qu'à cet éclat du trône il se laisse gagner; Qu'il s'en laisse éblouir jusqu'à ne pas cunnoilre A quel prix je consens de l'accepter pour maître.