‹ uvres des deux CorneilleChapitre 391 sur 433 · SCÈNE VI. — LAONICE, TLMAGÈiNB · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — LAONICE, TLMAGÈiNB

LiOMCE.

Peut-on plus dignement mériter la couronne?

TIMAf.ÈNE.

Je ue suis point surpris de ce qui vous étonne; Confideut de tous deux, pré\oyaul loin- douleur. J'ai prévu b*ur coustauco, ot j'ai plaint leur n*a!heur, Uais, de gràio, acluvi/ riii.iluiio lonnuoncôo.

566 RÛDOGIJNE.

KAONK.i:.

Pour la reprendre donc où nous l'avons Isissée*,

Les Farlhes, au combat par los nôtres forcés.

Tantôt presque vainqueurs, tantôt piesquc enfoncée»

i)ur l'une et l'antre armée également lieureuse

Virent long-ten)ps voler la vieloirc douteuse :

Mais la fortune enfin se tourna contre nous,

Si bien qu'Antioclius, percé de mille coups,

Près de tomber aux mains d'une troupe ennemie,

Lui voulut dérober les restes de sa vie.

Et, préférant aux fers la gloire de périr.

Lui-même par sa main acheva de mourir.

La reine, ayant appris cette triste nouvelle.

En reçut tôt après une autre plus cruelle;

Que Nicanor vivoit; que, sur un faux rapport.

De ce premier époux elle avoit cru la mort;

Que, piqué jusqu'au vif contre son hyménée,

Son âme à l'imiter s'étoit déterminée;

Et que, pour s'affranchir des fers de sou vainqueur^

11 alloit épouser la princesse sa sœur.

C'est cette Rodogune, où l'un et l'autre frère

Trouve encor les appas qu'avoit trou%és leur père.

La reine envoie en vain pour se justifier; On a beau la défendre, on a beau le prier, On rie rencontre en lui qu'un juge inexorable; Et son amour nouveau la veut croire coupable : Son erreur est un crime ; et, pour l'en punir mieux, Il veut même épouser Rodogune à ses yeux, Arracher de son front le sacré diadème Pour ceindre une autre tète en sa piésence mènu; Soit qu'ainsi sa vengeance eùl plus ^l'iuiligiiité, Soit qu'ainsi cet hymen eùl plus d'autoiité, Et qu'il assuiàt inieuv par cette barbarie Aux enfants qui nailioient le trône de Syrie.

Mais tandis qu'animé de colère et d amour Il vient déshériter ses fils par sou relour, Et qu'un gros esc;i Iron de Par thés pleins de joie Conduit ces deux iuia.its, et court comme à la proie,

' Cr« (discours de cooGdeais, celte bi'loire interroaipue el recomaiencée ••■/Q«^.ét uiiversellemeat. (VolUire.)

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