‹ uvres des deux CorneilleChapitre 400 sur 433 · CI.É0PATUE · texte numérisé non relu

CI.É0PATUE

Il occupoit leur trône, et craignoil leur présence, Et celte juste crainte assuroil nja puissance. Aies ordres eu éloienl de point en j)oinl suivis Quand je le menaçois du retour de mes fils* : Voyaul ce foudre prêt à suivre ma colère, Onoi (|u'il me plût osir, il n'osoit me déplaire; lA coulent malgré lui du vain litre de roi. S'il réguoit au lieu d'eux, ce n'étoit que sous moL

■ Qoelqae fort et qarl'iue ardent que ioit l'amoar maternel, il ; ■ cepeadjal

itt |<aMioDi qni IVlouiïpol : il 7 a dei mère* qui outlienl la oatare, Il 7 a dm ttmmn imbili<-ut<« mi coqiiittrt qui ne tf iouviponrnt pini quVIIi-t tout min^ Telle e*t Clt'i'pltre rlaii^ la Ho'Iojune <!<■ Coriieilli- ; telle est Umeoc riant !■

Mtrt coqtuile de Qiiinaiili Dant H' doyuni, CléopAtre nous fait horreur}

■ait O'ilc horreur n'etl tniulilrr jar auruu scrii|iu|i', cjr Coriicillo n'a |ia> fatt 4e CI(-o|illre une femme ipii reste b<'nne nir-re malgré tes criiiict ; il n'a paa keurl^ l'iilt-e que noua av< ns de l'auiuur rnjternel ; il ne nout a pai obligea à éktittt b tammê «I à aiuR>r la uere daoa le miine personnage.

ISaiui Marc Girardia.)

Je U' (lirai bi<Mi plus. Sans violouce aucune

J'aiiroiv vu Niraiior éiwusor Hodojjuiie,

Si, ooiilcul de lui plaire et de me dédaij;iieij

Il eût vécu chez elle en me laissant lejîiicr.

Son rclour ine fàclioit plus que son liyméiié^

El jatUNiis pu raiiner s'il ne l'eût couniiiuee.

Tu \is comme il y fit des efforts supirllus :

Je fis be;iue(iu|) alors, et ferois encor plus

S'il éloit (](i(!(jue voie, infâme* ou léi^^ilime,

Qu'^ m'enseignât la gloire, ou que m'ou\ril le crioMt

jjdi me pùl conserver un bien que j'ai chéri

jusqu'à verser pour lui tout le sang d'ini mari.

Dans l'état pitoyable où m'en réduit la suite,

Délices de mon cœur, il faut que je le quitte;

On m'y force, il le faut : mais on verra quel fruit

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