‹ uvres des deux CorneilleChapitre 65 sur 433 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

S'il vous laisse obligëe à ilfinamlor jiislice, k (émoigiipr toujours ce liant ressontimcnl, El iHHirsuivre toujours la mort de \otie amant. Mailamo, il vaut biou mieux que sa rare \aillanee, Lui courouuanl le IVoul, vous impose silence; Que la loi du combat étouffe vos soupirs, Et que le roi vous furce à suivre vos désirs.

cniMÈNE.

Quand il sera vain(|neur, ciois-tu que je me rende? Mon devoir est trop fort, et ma pe-^îe trop grande; Et ce n'est pas assez pour leur faire la loi, Que celle du combat et le vouloir du roi. Il peut vaincre don Sanclie avec fort peu de peine, Mais non pas avec lui la gloire de Chin>ène ; Et, quoi (|u'à sa victoire uu monarque ait promis, Mon honneur lui fera mille autres ennemis.

ELMRE.

Cardez, pour vous punir de cet orgueil étrange. Que le ciel h la fin ne souffre qu'on vous venge. Quoi! vous voulez encor refuser le bonheur De pouvoir mainlenanl vous taire avec honneur? Que prétend ce de\oir, et qu'est-ce qu'il espère? La mort de votre amant vous rciidra-t-«lle un père? Est-ce trop peu pour vous que d'un coup de malheur? Faut-il perte sur porte, et douleur sur douleur? Allez, dans le caprice où votre humeur s'obstine. Vous ne méritez pas l'amant qu'on vous destine; Et nous verrons du ciel l'équitable courroux Vous laisser, par sa mort, don Sanc+ie pour épuui.

CniMÈNL.

Elvire, c'est assez des peines que j'endure, Ne les redouble point par ce funeste augure; Je veux, si je le puis, les éviter tous deux ; Sinon, en ce combat Rodrigue a tous mes vœux : Non qu'une folle ardeur de son côté me penche; Mais, s'il étoit vaincu, je serois à don Samhe : Celte appréhension fait naître mon souhail. 'sjue 7ois-je, malheureuse! LIvire, c'en os l fait.

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