‹ uvres des deux CorneilleChapitre 68 sur 433 · ACTE V, Sr.fNE VU · texte numérisé non relu

ACTE V, Sr.fNE VU

Si lout ce (]iii s'esl fait est trop peu pour un père, nilos (inr quels moyeus il vous faut satisfaire. Faut-il (onibatlre oncor rxiile ci mille nvaui, Aux deux l)outs de fa terre clentire mes travaux, Vorcer moi seul un camp, mettre eu fuite une armé* es héros fabuleux passer la renommée?

i mon crime par là se peut enfin laver, 'ose tout entreprendre, et puis lout achever : Ma!s si ce fier honneur, toujours inexorable. Ne se peut apaiser sans la mort du coupable. N'armez plus contre moi le pouvoir des humains; Ma lète est à vos pieds, venp,ez-vous par vos mains; Vos mains seules ont droit de vaincre un invincible; Prenez une vengeance à tout autre impossible; Mais du moins que ma mort suffise à me punir. Ne me bannissez point de votre souvenir; Et, puisque mon trépas conserve votre gloire. Pour vous en revancber conservez ma mémoire*, Et dites quelquefois, on déplorant mon sort : S'il ne m'avoit aimée, il ne seroit pas mort.

CniMLNE.

Relëve-toi, Rodrigue. Il faut l'avouer, sire,

Je vous en ai trop dit pour m'en pouvoir dédire.

Rodrigue a des vertus que je ne puis haïr;

Et vous êtes mon roi, je vous dois obéir'.

Mais, à quoi que déjà vous m'ayez condamnée,

Pourrez-vous à vos yeux souffrir cet hyménée?

Et quand de mon devoir vous voulez cet effort,

Toute votre justice en est-elle d'accord?

Si Rodrigue à l'étal dcNienl si nécessaire,

De ce qu'il fait pour vous dois-je être le salaire.

Et me livrer moi-même au reproche éleriiel

D'avoir trempé mes mains dans le sang paternel'?

' On dirait iiijonrd'hnl peur m'en récompenser, (V^lUire.)

* TaK. Et quaoïi un roi conimande, on lui doit obcjr.

* Il «emblc i|uc ces derniers Ix'aux vers i)uc dit Chimônc la jiistiGcnt eolwr neot- Elle ii'rpoutc point le Cid : elle fait mciiie des remontrances an rou J'iToue que je ne conçoi» pa» comment on a pu l'accutor d'inilixence, au lies it la plaindre cl de l'admirer. Elle dit, * la vi-rilé, au roi C't$l à moi d'obéir^ mais «Ile De dit point -. J'obe%rn%. Ij* fpectatcur sent liien {tourtant qH'eUt tikém; et eut ck ci-U, ce me seinblc, ()uc consiste U beaut>' du drnoûmeala

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