DUC DE RICHELIEU
MonSEieKEVB,
Je n'aurois jamais eu la témérité de présenter à Votre Émloence ce mauvais portrait d'Horace, si je n'eusse considéré qu'après tant de bienfaits' que j'ai reçus d'elle, le silence où mon respect m'a retenu jusqu'à présent passeroit pour inj^ratitude, et (|ue, quelque juste déliance que j'aie de mon travail, je dois avoir encore plus de conliance en votre bonté. C'est d'oUc que je tiens tout ce que je suis, et ce n'est pas sans rougir que, pour toute reconnoissance, je vous lais un présent si peu digne de tous, et si peu proportionné à ce que je tous dois. Mais dans celte confusion, qui m est conmiune avec tous ceux qui écrivent. j'<ù cet arantage qu'on ue peut, sans quelque injustice, condamner
'Ce Bol bunfaits (ait voir qne le cardinal de Richelieu savait rocnirpmser •o premier mioistre ce même laleot qu'il avait perséciiU' dans l'auteur du Cid. (Voluirc.) — Le cardinal, ennemi du |ireinior chef-d'œuvre de Coriieilii-, a'eo était [a» inoin» un bienfaiteur, il lui faisait une pentiun de 500 l'oiis, qui eu «■laieui l,&OU d'aujoard'kui. Riclielieu encourageait et r(!coin|>eiisail en grand niiiiislre les Uienti dont il était yAoni en (lelil auteur ; c'e^t a Bicbelieu, c'est ji, >tre,el non |>as au petit auteur jaloux, (|ue Corneille dedia sa ira
' Le Ijon Oirneille s'est iiimitr-' peu judicieux lorsqu'il s'en
: le KuOl exquis et le rare talent de ce miDistre pour le tbeitrc,
[Geoffroy .J