SCÈNE VIII. — LE VIEIL HORACE, HORACl!:, CUUIACE
HORACE
Mou père, retenez des femmes qui s'cmporleiil, Et, de grâce, empêchez surtout qu'elles ne sortent : Leur amour importun viendroit avec éclat Par des cris et des pleurs troubler notre combat; Et ce qu'elles nous sont feroit qu'avec justice On nous imputeroit ce mauvais artifice; L'honneur d'un si beau choix seroit trop acheté, Si l'on nous soupçonnoit de quelque lâcheté.
LE VIEIL HORACE
J'en aurai soin. Allez : vos frères vous attendent; Ne pensez qu'aux devoirs que vos pays domandcut
CURIACE
Quel adieu vous dirai-je? el par quels compliments,.
LE VIEIL HORACE
Ah I n'attendrissez point ici mes sentiments : Pour vous encourager ma voix manque de termes; Mon cœur ne forme point de pensers assez lermes; Moi-même en cet adieu j'ai les larmes aux yeux. Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux i.
' J'ai cherché dans tous les anciens et dans tous les théâtres étrangers une ututl.'OD pareille, un pareil mélange de graadeur d'àmc, de douleur, de bieuléance, et je ne l'ai point trouvé : je remarquerai surtout que chez les Grecs il b'; a rien dans ce goût. (VolUire.)
ru T>V SECOND ACTE.
ACTK III, SCENE I. 455