‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 12 sur 59 · XIV ESSAI SUR LA VIE · texte numérisé non relu

XIV ESSAI SUR LA VIE

justiœ qui lai était ène. De zélés et ilitidtred(i) amiâ la fivent aisément valoir; et il devint gardé dc^ médailles en chef (a). On peut aiséméiit se Bgurer le zile infatigable avec lequel il remplit $69 fonctions: découvrant et acquérant, ou du moins éclaîreissant chaque jour les plus précieux restes de l'antiquité, Bfm attention priigcipale se portait , comme de raison , sur les monuméftt^grées et romains , et il eut biesatôt une belle occasion d'en faire la recheriohe la plus complète.

Mi de Stainville , depuis ministre d'état , soùs le nom dei Choiseul , fut nommé à l'ambassade de Rome, Connaisseur en hommes et en talents, il joignait à sa générosité naturelle une vtie que tous les hommes d'état doivent avoir: oelle de favoriser, d'aider, de prévenir les sujets distingués par un mérite reconnu. Il proposa au jeune savant de faire , sons ses auspices et avec ses secoui^ , le voyage d'Italie. Cette proposition , faite avec toute la grâce qui sied si bien d'ac** compagneiment aux bîen&its, fut reçue et aoceptée par l'abbé, avec une reconnaissance pour ses protecteurs, qui, bien loin de jamais s'af&iblir, n'a fait que s'ac^

(i) M. de Malesherbes ; M. de Stainville , depuis duc de Choiseul et ministre ; M. de Gontaut , frère du dernier niarcchal de Byron.

(a) En 1753.

DE /. J. BAKTHKLLMT. XXt

croître pendant tout le dours de sa vie. J'ai dit ses

protecteurs, parce que la jeune femme de l'ambassadeur ne cessait d*avertir, d'exciter avec vigilance les dispositions généreuses d'un mari qui était Punique objet de son adoration et de son culte, comme il est depuis dix années«celui de ses regrets et de ses larmes:

M. et M*** de Stainville offrirent obligeamment à Barthélémy de le mener de Paris à Rome, dans leur voiture ; et e*eut été de part et d'autre un bon mardié. L'abbé, à qui, je ne dis pas l'intérêt, mais l'amitié même ne faisait jamais oublier ses devoirs , ne se trouva pas en état de les suivre, et' son départ fut différé par les affaires du cabinet des médailles.

Il s'associa peu après pour le voyage, avec M. de Cotte, qui désirait depuis long-temps de voir l'Italie.. JlS* de Cotte était son ami, et digne de l'être par ses. vertus et ses connaissances. Ils partirent ensemble au mois d'août 1765, et arrivèrent le i*' novembre à Eome, où le nouveau ministre faisait déjà oublier son prédécesseur par son extrême magnificence, et par le développement de ses talents, soit pour plaire, soit pour négocier.

Sa jeune femme le secondait avec zèle et succès. Âgée de dix -sept ans, mais fonnée par des lectures solides, par des réflexions toujours justes, et mieux encore par Theureux instinct d'un caractère qui ne lui laisse dire, penser et faire que ce qui est bien, elle

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