XXVI ESSAI SUE LA YI
jouissait dpjà dans Rome d'uoe haute considération; et elle y acquit bientôt, cette vénération qui, d'ordinaire, ne s'accorde qu'à un long exercice des vertus. Il me serait aujourd'hui plus aisé qu'à personne de détailler ici les rares qualités de son cœur et de son esprit ; mais je m'en abstiens par ^attachement pour elle. Je connais trop sa modestie, pour vouloir la faire rougir d'un portrait qu'elle regarderait comme un élc^e. On pourra recourir à la 33o« page du [\ volume d'Anacharsis, in-/^^, chapitre lxxxi(i), où on la trouvera bien peinte sous le nom de Phedimt^ comme son mari sous celui HArsame.
Les deux voyageurs, peu de jours , après leur arrivée, furent présentés au. pape par l'ambassadeur , qui l'avait prévenu en leur faveur; et ils en furent reçus avec. cette af&bilité, cette gaîté, cette bonhomie qui le caractérisaient. D'ailleurs Benoit XIV, savant luimême et célèbre, sous son nom de Lambertini, par douze volumes de doctrine ecclésiastique , ne pouvait manquer de distinguer un homme tel que Barthélémy.
M. de Cotte et lui ne voulaient pas perdre de temps; et presque au sortir de Montecavallo (2), ils s'occupèrent sans relâche des antiquités, des singularités, tant de la ville que de ses environs. Ils virent, et ils admirèrent, à trente lieues de Naples, les plus anciens
(i) Page 191 cln 7* volume de l'éclilion Gueffier, in-8*. (2) Le palais du pape.