DR J. J. BARTHÉLÉMY. XLV
sà vieillesse et sur les infirmités qui raccompagfiaient.
Malheureusement I excuse n^était pas frivole, et dans ie courant de l'année suivante , son dépérissement successif fit des progrès effrayants. Il touclutit à la fin de sa belle carrière, et lui seul ne s'en apercevait pas^ Cependant de fréquentes défaillances pouvaient l'avertir que le principe de vie s'affiiiblissait par degrés. Ses amis s'effrayaient avec raison de ces attaque» de faiblesse qui se renouvelaient souvent; mais comme il perdait le sentiment pendant la durée , il n'en conser^ vait pas le souvenir ; et dès qu'elles étaient passées , il se remettait à sa vie ordinaire. 11 k passait entre la littérature et l'amitié : toujours occupé, toujours sensible, toujours reconnaissant. Les soins de ses amis ne lui manquaient pas; et ceux de son neveu, aussi continuels que tendres, devinaient, prévenaient tous ses besoins , et ne lui laissaient pas le temps de les sentur. U était. sans souffrances, mais il s'éteignait peu à peu.
Au commencement de cette année ( 1 795) on s'aperçut que la mort s'approcbadt à plus grands pas. Il commentait la quatre-vingtième année d'une vie passée tout entière dans des travaux qui, exigeant une forte application , usent insensiblement le re3sort vital, sans attaquer les organes du* corps quand sa oonstîtU'' tiosi est bonne ; et telle était celle de Barthélémy, tl était de la taille la plus haute et la plus proportionnée. Il semblait que la nature eût .voulu assûrtk* ses formes