TABLES
de rhébreu {phUlel)^ ixms c'est une étyn]fi>k>gîe qui Dous parait plus ingénieuse que solide. Quant! au mois panemus, il a'en dit mn pour en faire honneur auxLacédémoni^QS, il se contente de coqfinneii l'idée de Suidas^ qui le fait répondre aj» n^ois à» juillet.
Le schûsoCf mesuire de longueur, fort en usage parmi les anciens , se trouve plusieurs fois dans ces tables; mais, s!il est certain q^'il ne valait pas trentedeui; ni quarante stades comme en quelques endroit3, 3elon Pline , encore moins soixante, comme en Egypte, rien ne peut nous donner une connaissante exacte de sa longueur chez les peuples de la Grande -Grèce : il faut se contenter de savoir qu'il se divisait en pas, et le pas en pieds. Ces monuments n^ nous fournmsent pas plus de lumières sur la capacité du congé y du médimne et de la chémce, mesiu'es creuses, dont ils font mention; on remarque seulement que le congé , qui ailleurs ne servait ordinairement qu'à mesurer les liqueurs, était aussi à Héraclée lUie mesure de choses sèches.
Tout ce qu'on y trouve sur la monnaie de cette ville fournit à la fois peu de ressources^ pour en faire l'estimation , et une ample matière de disserter au docte commentateur. Nous n'avons ^rde de mettre ici sur s<m compte un& oiépcise y qui ne peut être qu'une» faule d'impression ;. et quoiqu'on nous dise (^e la mine atûque était de six cents dragmes ,^ mina ^ttica^ draçhmas sexcerUas cantine^ bal (page ajg), nousvoyqms assez qu'il était trop instruit pour ignorer q;^e la mine attique ne comprenait p^$ plus de cent dragmes. Au reste, cette
tache légère est bien rachetée par une correction très-heureuse tf un passage dé Pollux qui avait fort embarrassé les savants. Arîstote, selon cet auteur (/. XI^ segm. 87)^ témoigne que l'ancien tatent sicilien avait* vingt-quatre nummusj le nouveau douze, et le nummus une obole et demie. M. Mazo<::hi observe qu'il faut lire vingt-quatre mines; ce qu41 prouve par l'autorité d'un ancien, cité par Suidas , par celle d'un schoUaste de Saint-Grégoire de Nazianze^ qui paraît avoir copié Pollux : il ajoute que, puisque le nummus des Tarentins valait trois demi-oboles, il devait avoir à peu près la même valeur que le sesterce; ce qui peut être assez juste, pourvu qu'on ne veuille pas en inférer une égalité parfaite entre k dragme attique et le denier romain.
Nous n'entrerons pas dans un plus grand détail sur les particularités contenues dans la table d'Héraclée ; il suffit de dire, en général, qu'outre plusieurs noms de lieux, dont on cherche peut-être inutilement la signification, elle présente beaucoup démets grecs qui ne sont point du tout, ou seule* ment en partie, dans les recuéilsdes lexicographes; nous osons dire qu'elle est très-utile pour connaître l'origine et les progrès de la langue grecque, et qu'on y trouve les principes de plusieurs règles grammaticales, dont les grammairiens ont souvent peine à rendre raison. Il nous serait, par exemple, bien aisé de montrer que ce luoiovTaejct ou TTotovTeffffi , qui choque si fort l'oreille de M. Mazochi même, est très-régulier et conforme à l'inSexion