‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 55 sur 59 · U-JÔ LES TABLES · texte numérisé non relu

U-JÔ LES TABLES

priniordialç,tandis,qu'au contraire, cet autre iroiouct qiii a prévalu, s'écarte de la régularité primitive. Nous souhaiterions qu'un esprit. philosophe et versé dans le mécanisme des langues, voulût examiner sous ce point de vue les tables d'Héradée, il y trouverait sans doute l^s ms^tériaux d'un nouveau plan de. gramniaire plus profond. et plus lumineux que ceuK que nous avons. A llégard du commentaire de M. Mazochi, nous ayons déjà donné assez, à connaître le cas que nous en faisons. Qu'importe , • en efiet, qu'il s'abandonne de temps en temps à des conjectures assez faibles , qu'il se répète quel- . quefois, et que, par des digressions un j>eu fré-quentes, il dépayse, les lecteurs et interrompe leur attention, s'il les dédommage des courses et des fatigues qu'il leur fait essuyer? C'est encore un léger inconvénient ^de le voir quelquefois changer d'opinion, se réfuter lui-même, et détruire dans, un endroit ce qu'il avait avancé dans un autre ; le lecteur laborieux le suit, non sans peine, mais du moins il s'instruit avec lui: d'ailleurs c'est. une suite de la nécessité où il s'est trouvé de travailler, pour nous servir de ses termes, au jour la journée, et de .fournir à l'impression à mesure qu'elle avançait (i).

(i) De inierpretatione veto universi neapoliiam œris nihildum equidem prœstare lectori queo; quippe quant non modo perfectanij sed ne affectam quidem ulld ex parte kabeam. Sic enim sum eorum ritu qui in diem vivant, ut quidquid chartis illinitur , id statim typographis cogor formis componendum tradere (page 167).

D HERAGLEE. 277

SECOND EXTRAir'^

Il DUS avons averti dans un premier extrait que M. Mazochi, à la tête de son docte commentaire sur les tables d'Héraclée, avait placé trois dissertations, dont la première traite de la Grande-Grèce; la . seconde contient des recherches sur la ville d'Héraclée et sur quelques villes voisines; la dernière comprend des discussions sur l'âge , sur le caractère et sur le dialecte des inscriptions grecques gravées sur ces tables de cuivrç. Nous avons déjà rendu compte de celle-ci, il ne nous reste plus qu'à parler des deux premières. Dans le précis que nous allons en donner, le savant auteur ne trouvera pas mauvais que nous nous écartions un peu de l'ordre qu'il a suivi : nous tâcherons de rendre exactement ses idées et ses sentiments sans nous astreindre à la marche qu'il s'est prescrite.

L'étendue de la Grande-Grèce est wn point sur lequel les anciens et les modernes sont également partagés. Quelques-uns lui donnent presque les mêmes bornes qu'à l'Italie entière ; d'autres la resserrent un peu davantage, mais ils renferment dans

(i) Journal des Sapants, décembre 1758, page 861.

Page 1