‹ Œuvres diversesChapitre 12 sur 69 · L.e choix savant et des vins et des m«ts · texte numérisé non relu

L.e choix savant et des vins et des m«ts

•N'est point.entré dans vos projets; Pour le beau seul vous êtes nés gourmets.

Des cathédrales et des temples Votre pajs vqUs offre assèz,d'exemples ; Et la belle nature aujt plus savans pincei^ujç

Y peut fournir d'assez riches tableaux* • Jeunes encore ; et vertueux et sages ^ Le désordre n^a point commande vos voyages ; Ce travers n'est pour vops qu'un objet de piiié; De plus nobles motifs \;ous ouvrent la carrière ; Et » quand vos pas quitteront la bahiè^é y Vous.ne laisserez, en arrière Que les regrets de l'amilie'. " ^.

Laissez les ruines autiques

Aces amateups.fanatiques Des temples y des palais ^ des urnes ^ des tombeaux , Pour qui les plus anciénssonttoujourslesplus beaux,

Dont l'érudition profonde Dans chaque sputerrain et dans chaque caveau

Court interroger le vieux tnonde/

Sans s'inquiéter du nouveau. ; •

Etudiez les peuples et les hommes ; Oubliez ce qu'on fut pour voir ce que nous sommes.

Pour voyager aVec succès De l'habitude encor é\ntez les excès.

II ne- faut aimer trop ni*trop peu 'sa patrie, L'un serait sacrilège.^ et l'autre idolâtrie'.

Les uns, obstinés citoyens ^ Ne trouvent que chez eux le vrai goût^'Ics vrais biens ,

Ne conçoivent pas qu'on puisse être Autrement quei'on ést-au lieu qui les vit naître \

Qu'on soit -Irlandais à Dublin, Perse dans Ispahan, Allemand a Berlin. ' '

Ivres de leur terre natale , Sur le talent , la vertu , la beauté,.

11 vont braquant de tout Côté .

78 EPITiISS.

'Là luneUe nationale ; Et detous le8 ctais ^ et de^tous les pays^ Il reviennent chagrins^ haïssant et hAsr

Poutd^eûflét«es hypocontfres, ' .

L'autre au sein de la France , au milieu de Paris , Veut transporter les courses, les paris , Et toutes les gaîtës de Londreis.

Pour sek chaufter durant l'hiver, , Il commande un grate^y un /ender^i Poui; sirfouFniture tM)mpllte N^ mancpie pas de faire- empiète De rinfatigaole poker ' , Qui , des passe^teipps le plus cher.

Près d'nne cheminée au spleen un peu sujette , Où siègent les sapeurs et la consogiption , L'éludè;en bonnet npir , le lecteur en lunette , La Dolilique auprès d'u»e gazette Et l avarice auprès. de sautasse tte.

Du mélancolique charbon , Faisant partir par amusette, ;

Quelquefois par distraction ^ La rapide é^tiucelle et la vive IHuetle ,

Pour éga jçr la méditation , Dans les jeux du foyer remplace la pince tte. Il, né sort pas sans un spencer, Ke lit que Milton et Chpucer^ Pour n en pas perdre l'habitude , ,

(1) La cheminée dans la^nelle on place le cliarbon. (a) Espèce de garde«pendrés.

(3) Tiiotlien de 1& pinokte.

Du nom de roui il appelle nos b«k , £t du âort des Friinçais n'a pltia d'inquiétude

Depuis qu'ils ont adopté les iranxhals; A ce bel Opi^ra, que le monde idolâtre , Va de Covent-Garden regretter le, théâtre ;

' Sollicite avant son départ Le combat du taureau , la chasse du renard^ S'étonne seulement que la' France ait fait grâce Aux loups^ dont l'Angleterre extermina la race ) Se fait admettre au club^ paie en livres sterlings Sa soupe à la tortue f et ses chers pium-ptidUngs; Pour mieux s'habitmer'à la langue française Se rend exactement k la taverne .an^Uri^e , Et^ dans ses jeux chéris soigneuii de s'exercer; A nos Parisiens «veut sppreiîdre à boxer ; .

Partout de nos pays conserve les costumes y

Les usages et les coutumes^ , Enfin ^n'entrant chez lui comme.il, étai^sor^i , Y revient plus Anglais qu'il n'en était.parti. *

D'autres lassés du séjour iê leurs pères ,

Vont poursuivant les lointaines chimères ^ Et j se dépaysant pour devenir meilleurs^ Dénigrent tout chez eux, adorent tout ailleurs. Tout ce qu'ils n'avaient pascharme leursgoûts frivoles. Ainsi superstitions.

Chez les antiques nations ^ Des«cultes et rangers 'empruntaient lés idoles. • Du jouç de l'habitude ils marchent dégagés ^ Et perdent leur sagesse avec leurs préjugés.

Ainsi du bon Français quand Thumeur vagabgnde Se mit à pareourir lé mondé ^

81 EPITBES.

Vous êtes bien petits, et le «nonde est bîefimnd.

Qael que soit le oUma^^qu'^aborde votre audace ,

N'espérez point trouver les lieux ,

Tels que les virent nos alîeux.

Le tempS| qui forme tout, et par. qui tout s'efËnce,

Da monde entier change la (ace i * . ' ^ Les peuples, les cliiflats, Teau» .la terrCi et les cieux.' Vous chercherieien vainTjr, Garthage, Ecbatane. Un volcah engloutit et Lisbonne et Catane.

. Sur son terrain par le temps exhausse

Le Gipitole est abaissé f Ou reposait 1^ famille des. Jules

Des capucins ont leurs cellules.

Ne vôj^ezrien d'un oeil léger ef dédaigneux.

Observez d^un regard soigneux - Les changemens de^ lois, des hiStnmes, et* des dieux. Vous êtes bien énfahs. etie monde est bien vieux.

Sachez aussi dâps votre course Qe» peuples dispersés chercher l'antique source. L'un est né des Gaulois , et l'autre des Germains , L'un est enfant des Grécsy et. Vautre de)i Romains.

Cet autre, fier dç son vieil ftge , Fils de l'Egyptien , ou du'Sc jthe sauvage y

Changea cent foia de mœurs et d'esclavage.

Que de peuples divers , nés du même berceau , Prennent des traits, un goût, un Itftagage nouveau ,

Et des habituaes contraires, Dépendant' du vtiinqueur^ du siècle, et des climats ! Dans le monde habité tous lés peuples sont frères ; Et tous, ainsi que vous , ne ae ressemblent pas. Mais en tain vous offrez dans votre aimable enfance

les cieiix

Cette conformité de traits ^ Il est entre vous 4oux des rapports pltf s parfaits. ^.Méme docilité 9 même recoonaissancei^ Pour rjiomme' vertueux dfe qui rexpérienee

A Vos yeux charmés ^evoila^ ;

Tous les secrets^ de la sciente^ Même amour pour lès lieux où yousprîtestiaissauce. Pour Dieu ^ pour votre roi y vouà^-^ Votre plus Doble ressembUuce.

La fable vainemetit nous entretient encor

Et de Pollux et de Gtstor, Infortunés jumeaux quç le destin bizarre Plaçait Tun ^ans renier et l'autre dans le

Par un sort plus doux et plus rùre Même félicité vous réunit tous deux ;

Même soin fbrm'a'yotre enfanoe. •

Du jeune âge oubliant les jour»

Dans un voyage courageux Allez cueillir la r^ompense , De votre loisir studieux.

Itfieux instruits y vous jouirez mieux ; Les é^ts,' les cités ^ les peuple^, et les lieux y

Ne disent rien «V l'ignorance^ .

Son reffard n'en saisit que la .vaine apparence : L ignorant voit, le savant pense.

Jadis I la veille des combats , Des grands événemens, et de lointains voyages/

Les princes et les poj^cntats Interrogeaient le ciel et consultaient les mages. Pour moi ^ sans me placer au nombre d^s devins^ Déjà sur vos futurs destins / • J'ai des augures plus çertaiits y

84 " EPITÏVES.

J'ai de plus assures présai^es.

Une beauté forma vos esprit» enfàntii^s^ Une beauté qui joint à la gaitë flrançai^e La beauté germanique et la douceur anglaise* . Un sage^ ami d^s lois, des beaux-arts et des diéux^ Connu par son. talent', connu par sa sagesse ^ Dés écrits de Rome et de Grèce Vous déroula les trésors précieux'^ Ce qu'a de plus délicieux ^ De plus^ublirae J de plus sstge ^ Le bon' peuple qui vit L'aurore de votre âge. Jugez d'après son ^oût, yojez d'après ses jeux. Du sensible Ântrobus , dont le cœur généreux Des bons FjauQais a mérité l'hommage j Payez l'amoui^ et remplissez Tes vœux :

C'en est assezs je réponds dii voyage.

Mais quand par le succès* il sera couronné , Parmi ces écrivains , vos compagnons fidèles ,

N'oubliez point^votre Cicérone , £t laissez le disciple auprès ^e ses modèles, {çais Mes Jardins, pleins des fleurs que dans nos parcs fran- Ma muse transplanta de vos jardins anglais , Parmi tou» ces.écrits^'dîarme de votre route , Grâce à votre amitié/vontvous suivre, sans doute; Et, si j'en crois ce Gibbs, qui d'un si joli ton, Dans son'élégante lecture , Récite avec afTect ion Ces vers sans art ,. dictés par la nature, Je le' dis sans ^présomption, Le succès assuré^de votre^heurcux voyage Passera'mon ambition , Et je prévois plas.d'uu suffrage f

Pour mrà petite édition*. r

Encore \iti mot. Dans votre excnrkion « Vous n'oublirez pas cette France • Qur, ^ar le nombre et la vaillance | Son inépuisable opulence^ •

D'audacieux exploits , d'illustres aUentUts y A -pesé sur tous les états.

Là vous verrez encpr l'idole de^ la France ^

L'honneur, cette brillante et trompeuse monnaie «

Qu'au bien public un esprit sage emploie ^ Qui court de main en mgin^ du noble au roturier^ Des princes aux sujets , du poète au guerrier; C'est rbonneur qui créa des ordres^ des chapitres ^ Mesure les égaifas sur les rangs, sur les titres;

Veut des plaisirs on brujâns ou coûteux , .

Du silence sepl est boptebx ;

Moins empressé; moins ambitieux d'étré^ • Que Jaloux de paraître ,

Fait de l'orgueil lai basé du devoir ;.

Par des distineûons des ricbesses^e venge ; Commerce de respect , trafique de leuànge ,

Les donne pour les recevoir; Préfère aux vrais besoins l'orale jaspe et ï'albâtre • Cherche des- spectateurs, et demande un' théâtre' Se montre pour briMer^ brille pour -éblouir

(I) Un des enfiins à qni œtte épître a été ajr^ssée fut nommé dans la société Vockety édition de poche dû poème &€^Jjardins, parcîeqaMl en récitait plasienrs morceaux avec beanconp d'esprit çt de goût. .

OEUV. "ÙVf.

£t jouit ed effets s'il'a Tair de jouir;*

Flétri d'un rien ^ heureux de peu de chose , Il IDarch^ fier des chaînes qu'il s'îtnpose ; Pour lui le plus superbe don >

Est un coup d^œii du ppince, un sourire ^ un cordon ; Même avant ses quartiers , il compte ses^ervices^

Se pare de ses cicatrices.; Un brancard décore dé ses sanglanff lambeaux ^

Un trophée ennemi conquis ^ans les^batailles y Des,grenadiersen pleurs suivant ses fonérailles ,

Le flattent plus qu'un'fàstueux cercueil, Les pompes de la mort , et le luxe du deiiil j Il aime rhéroîsmei àbb'brre la bassesse ; En vain Plufus^ entouré de trésors ^ * Au dieu d'hymen ouvre ses cpIFres forts; Il veut pour dot , au lieu de la «richesse ,

Un nom sans tache , un -rang , et la sagesse ; Il est âouvent Tesppir des peuples abattus, L'aiguillon des talens, et l'aine des vertus* Mais aussi q^i'up grand choc ébranle uit]grand empire , L'honneur lui-même ii sa perte conspire* L'opinion ^ simulacre du jour , ; L'opinioi), divinité frivole'.

Entend ^ voix; il commande, elle vole De l'église au. barreau , de la ville à la Cour ; Poursuit d^a jes mers sa couBse vagabonde ; Nègires et blancs s'arment en un clin d'œii ; 'Le sang rçiigit la terre et l'onde ; Les champs ,. les cités , sont en deuil i On est brouiHon psir mode, et méchant par orgueil. Malgré les changemens qu'a subis ce théâtre ,

EPITIUB& 87

Sar ce terrain mouvant ^ soua ce ciel oraf^ux. Vos veux surpris verrontJa jeunesse folâtre/

Et TallegrAsse crpiniâtre , RecomIilenoe^se8 bals y ses danses , et ses jeux f

Que sa longue enfance idolâtre.

Tel la vo jageur curieux Qui d'un volcan horrible

Vient observer rexplosion tefrible y Sur les bords du cratère , interroge en -tremblant Les cavites.de l'abîme brûla^it y

Les points d*où partit l'inceniJie ,

Où la lave s'es( refroidie 4

Mais y parmi- ces mouis mena^Qs^ Où dans les tourbillons de ses feux étouQbns

Le gouffre ensevelH les mânes

De leurs femmes ^.de leurs enfans^ Bientôt il yoit les bergera triomphàns Rétablir en cbântant leurs antiques cabanes ^

Y reconduire leurs troupeaux ,.

Reprendre leurs joyeux pipeaux ;

Sur la terre, encor mugissante y Les gazons refleuris y la moisson repaissante ;

L'industrie appelant les arts y Les superbes cites relevant leurs remparts , Les e'giises leurs tours y et les arbses leurs faUeSy Ella nature. en deuil, et la nature en fêtes. Ainsi y d'un œil surpris ,, et des biens et des maux

VoureoUtempterea^ les tableaux.

Par un moins bizarre assemblage , uelcjuc-pmceau capricieux Sur un même visage y

88 EPITBES.

Pour <amuser no^ yeux ^ Aux traits du*rîeur Oemoçrite Unirait ceux du pleureur Heraclite ; Ël'isur ses murs Vdltairè aurait ejcrit :

« C'est Jean q^ii pleure^ et Jean qui rit, »

Sans cesse menace par TOcean qu'il brave y Tel vous ae verrez point l'industrieut Batave : Le travail ^ la sagesse , et toutes les vertus ,

Entre leurs mains fidèles * Tiennent clie» lui la' clef du templç de Plutus. Il respecte les lois etjes moeurs paternelles ; Dans son terrai ik conquis sur Tabîme des flots ^ Doublement enrichi par la terçe^t les eaux^

Il est frugal au sei» .dé l'abondance ; Hardi spéculateur /guidé par là* prudence ; ' Son industrie est son trésor Son crédit est l'économie :

Dans l'avenir il rejette la vie ; Seul il tè^ne au milieu de ce mondé amphibie , Commande aux éléméns, mais obéit à l'or; Fier de sa propreté, de sa simple élégance ,

Son luxe est sans e^itravagai^ce 3 La seule utilité dirige ses projets;

Pour lui les prés ne sont que des pâtures , Les chênes des sabords j et les pins des mâtures ^

Les vents ne ^ont que des sonfUets , La mer un-grand chemin^ les vaisseaux des Voitures»

Adieu y chers nourrissonsjde la riche Angleterre, Je vous ai transportes de votre heureuse terre ^

Ei^lTRES. 89

Du ^our cfaeri ^le vq9 rois ^ . , - De leurs simoljés palaîs^^dc Feurs bosquets champêtres ^ Ornes par les vertus de leurs au^usles maîtres $

Où le pouvoir- Siiëge à cdt^ des loisj Au Louvre où de Louisiréguèreat les ancêtres ;

A ces jardins célébrés- tant de fois-, , ^ Embellis p^ar les arts, dessinés par Le Nôtre,

Beaux lie«x tout à. coup envahis Par un peuple- qui fit sbn m^lhqiur et le nôtre.

Quand vous aurez visité mon pâjs, Revenez promptëment étrebeureax'dansle vôtre.. Là tout doit charmer vos regards :' Ce pays est celui dçs arts , Des vertus y des lois protectrices , Qui d'un Bonheur égal font jouir tout l'état^. Du roi, du peuple y et du sénat ^ -Inexorables bienfaitri(ces. ' '

Revenez donc dans cet heureux *séjour, Présent ^ votre esprit , et cher à votre amour. Plus on parcourt le reste de k terre ,

Plus on apprend'^à chérir l'Angleterre .^ Vers ces* beaux lieux hâlez votre retour.

Ainsi la vagabonde et frileuse hirondelle, Que iorin des noirs (rfmas Un pfinlempS étr^inger appuie En d^ioins rigoureux climats, ' Revient, aime à revoir, se plaît à reconnaître Le champ qui la nourrit, le ciel îqui la vit naître^ Et ces murs paternel» et ces fragiles toits * Que son vol rasa tant de, fois

D'une aile fjimilièrc ,' Et la solive hospitalière

90 EMTBfiS.

Qui souteDait son nid. JLà de son doux terceau

I<e duvet la reçut; là de sa tendre màce

Le bec pour s<Tn i:epas hii portait un morceau

Ou de mouche , ou de yermjsseau^^. .

Là sa diligence attent^ré

Dirigea son vol faible encop,^

Eohàrdijt son aile craintive

A prendre son pi^mier essor ; * Ce lieu y dé son enfiince- ancien d^positait^i Sera de ses neveux l'empire hërëditaire ; Pères , mères , en fans , an prhi temps réunis y Y viendront faire encbï* etTalnour et leurs nids*

Revenu ^de ses incartades ^ Le pèlerin ailé fait à ses camarades .

Des récits curieux , utifes , ou nouveaux , Où sont les plus beaux grains et les plus belles eaux

Où chantent le mieux les oiseaux ^

Où sont leurs plus douces peuplades , Où rhprfible vautour , où ravfde épervier Troubla le moiiîs ses douces promenades :

Ce toit qui le vit essajer Et son instinct novice et ;$a plume nouvelle , Qui jeune encorTeptendit bégayer .

La chanson paternelle,, % * * Où la douce habitude en secret le rappelle ^ Seul peut lui plaire, et seul peqtTé|[a jer ;

Et la plus nante èfaanpille ,

Oà, parla verdure nédutt^

Le peuple des oiseaux fourmille^ Platt moins à ses regards (jue cet humble réduit

(0 Ce Ters est de La Fontaine.

EPITRESL 91

Et cettoi^enhijnésj bereeaii de f« famille.

. Aussi le lëphîr prÎDtanier , En yaÎD revienl le eodrier A quitter ^a poatre chërie ; Si long mt son exil \ si douce est sa patrie \ Il partit vagabond»' il revient casanier.

Ainsi le voyageur, que loin de son fojer Un instinct curieux exile , Avec transport retrouvé son asile:

C'est là qu'il veut vivre 'etmourir. Pourquoi • Chercherait-il encor les terres étrangères Chez d'autres nations et sous une autM loi? *

La jdefiançe est mère de l'effroi :, Les changemens de-Ueu ne nous prêtent gnères; On peut s'instruire ailleurs^ on ne vit que chez soi.

Page 1