‹ Œuvres diversesChapitre 23 sur 69 · ES · texte numérisé non relu

ES

Et , sans doute , l'Élre suprême

Dans DOS cœurs le grava lui-même , Pour combattre le -vice et servir la vertu.

Dans sa demeure- inébrantàble «

Assise sur r^ternite ^

La tranquille Immortalité y Propice au bon^^t terrible au coupable ^ Du Temps ) qui sous ses jeux marche à p&sde géant.

Détend r ami de la justice.

Et ravit à l'espoir du vice

L'asile horrible du n^ant.

"' ' ' Oui : vous qui de fOljmpe usurpant le tonnerre , Des éternelles lois renversez les autels i

Lâchesi oppresseurs de.la terre , .

Tremblez, vous êtes immortels 1

Et vous , vous , du malheur vîctimes.passagèrea. Sur qui veille d'un Dieu les regards paterUels , Voyageurs d'un moment aux terres étrangères, Consolez-vous, Vous êtes immortels !

Eh! quel cœur ne^e livrera ce besoin suprême?

L'homme , •agit^^d'espéraoce et d'effroi , Apporte ce besoin d'exister après soi.

Dans l'asile dû' trépas inême , Un sépulcre à ses piedâ , et le front dans les cieux,

La pyramide qui' s'élance , Jusqu'au trône éternel va porter l'espérance

De ce cadavre ambitieux.

Sur l'airain périssable il grave sa mémoire ,

Hëlas ! et sa fragilité , Et sur ces monumens, témoins de sa victoii""

Trop frêles garans àe sa|;loire.

Fait an etiai mortel de rimmortalîté. -

Vous seals , tfa'on admire et qa'oo aime , Yons seals! d mes tiTanJt ! par on poovoir saprêmej Dressez des monumens «pii ne sont point mortels ; Doublement investis des honnears étemels ,* Do talent vcrtaeox voas tressez la coàronne ; Votre (ronl la reçoit , et votre main la donne : Homère de ses dieox partagea les aateb.

Sî oaotqaefeis la flatterie

A aeshonoré vx>s chansons ,

Pins souvent Yos sublimes sons Font respecter les lois , font chérir la patrie. Le Barde belli((benx courait de rangs en rangs Echauffer la jeunesse anx combats élancée ; Tjrtée embrasait Mars de feux plus dévorans^ . Et les vers foudroyans d'Alcée

Menacent encor les t jrans.

Sue je hais les tyrans ! Combien , dès mon enfance^ es imprécations ont pousuîvi leur char !

Ma faiblesse /lupcrbe insulte à leur puissance : J'aurais chanté Gatoa.à Taspcct de £ésar.

Et pourquoi craindre la .furie

D'un injuste domînatpur 7

West-il pas une autre .patrie

Dans l'avenir consolateur?

Ainsi f quand tout fléchit dans l'empire du monde •

Hors la grande arhe de Caton^ In^mnJiîU ;i Aiitend la tempête qui gronde ^

Mtant réternité profonde,

Ua poignard d'une main y et dç l'autre Platon. Par eux, bravant les fers, les tjrans et l'envie , Il reste seul arbitre de ^n sort :

A ses voeux l'un promet la mort , Et l'autre uqe éternelle vfe.

Que tout tombe aux genoux de l'pppresseur dû Tibre ! Sa grande ame aflrancbie a son refuge au ciel. 11 dit au tjràil : Je suis libre ^ Au trépas : Je suis immortel.

Allez , partez dans l'urne sëpulcpale , Où Tattendaient ses immortels aïeux , Portez ce reste glorieux^ Vainqueur ,tout mort qii'il est , du vainqueur de

. ' ' [Pharsale*

- En vain C&ar victorieux Poursuit sa marche triomphale :

Autour de la tombe fatale , Libre encore un moment , le peuple est accouru ; ^ Du' plus grand des Romains il pleure la mémoire ; Le cercueil rend jaloux le char de la victoire. Caton ^triomphe seul , Gesar a disparu.

Que dis-je? enFans bannis d'une terre çherie , , Français, cjue vos verîus triomphent mieux du sort ! l^ans biens , sans fojers , sans'palrie , Votre malheur n'appelle point la mort : Plus courageux, vous supportez la vie, Qui peut donc soutenir votre coeur généreux ? Ah ! la foi vous promet le prix.de tant de peines* Au sein de l'infortune elle vous rend heureux , Riches dans l'indigence, et libres dans les chaînes , Et du fond des cachots vous habitez les cieux.

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IM ODBSl

Lflia donc , de rbonme mipie exécnUe «uÎMc , Qm nrMS drax apjriiii âinudcs le derov .

• Il Eant nu prix an jmte, ilGmt mi &«■ mcrÎMe!* Lltonme «au vraiate ett ans» mbs e^mir.

- Aïiui , par nn accord cnbliiDe , Li c^eMe hninorlalilé S'clance d'aa vol anaDÛnc Arec M Mear , la lage Lflterte'.

Et Toiu,'vaii* qae moa contr adore, Fandra-l-îl donc voas perdre sans retoor?

NoD , lï d'an jonr pins beaa celte vie est l'amore, Nom noos relronverons dans an aatrv si^oat:

O mes omis! nous nons fetrons encore!

Qn'en noas reconnaissant noasseroniatténAù!

Du haut des célestes lambris, Sar ce séjour de donleor et, d'alannes.

Noos Jetterons oo regard de pitié, Et nos jeux n'anront pins à r^paadre de lannef, Que les pleurs de (a joie et ceux de l'anûlié. Cependant, exilai dans ce séjour profane,

Culti?ez les art^ enchanteurs; Ils caInteroDt les maux où le ciel vous condamne;

Ils mêler on t. quelque charme à vos pleurs.

Muii ne prgfanex point Le*feu qui TOUS anime; lâissei-Ià des plaisj'rs les chants Tolaptnens Kt leur I^re pusiUanime.

Célébrei rhomme magnanime , Ce'ltlitci l'homme vertueux , " vos sous majestueux - h terre un prélude sublime maes chantés dans les cieux.

Tfr

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