‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 111 sur 397 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Oui, cruelles, eo viiii tos injustes scccMirs

Me fermeot du tombeau les chemins h^s plus rouris.

Je trouverai U mort juM|uo dans vos liras ni(^nic.

Et toi, Citai tisiu, malheureux diadème >, Instrument et témoin de toutes m«s douleurs; Bandeau, que mille fois j*ai trem|K' de mes pleui^. Au moins, en terminant ma vie et mon sup|)li(*e. Ne pouvoi»-tu me rendre un Tum^ste stirvice? A mes tristes regards, va, cesse dt* fofTrir; D*autrcs armes sans toi sauront me strourir : Et périsse le jour et la main nieurtrlrn> Qui jadis sur mon fnmt t'attai*Jia la première ^ !

PKtKDIVE.

On vient, madame, on vient; et j'es|M>n> quWrcas, Pour bannir vos frayeurs porte vers vous ses pas.

SCÈNK II.

MONIME, PIIOKDIME, AHCAS.

MONIME

En est-ce fait, Arcas? et le cruel Pharnace...

ARCAS

Ne nœ demandez rien de tout (m qui se passe, Madame : on m*a chargé d'un plus funeste emploi ; Et ce poison vous dit les volontés du roi.

PHOEJ)IME.

Malheureuse princesse!

(lisant que Monimc paroiasoit vouloir dire au contraire, le i/riffs^/mr ouvre plus d'une voie à la mort ; ce qui ne seroit qu'une pcnsiM' «om-

1 Combien n'y a-t-il pas d'art et de goût dans la manière dont Kacine a su embellir et rendre digne du théâtre ce tr&it historitiue i\ naïvement rapporté par Plutarque, et cit«'* dans la préface ! Toute cette apostrophe est extrêmement touchante : elle est particulièrement recommandable par Télégance, la douceur et le charme du style. iG.

i Qui ne se rapporte qu'à la main : il y a une ellipse. Périsse if jour où ce bandeau /ut attaché sur mon front, et la main qui nu rattacha la j^remière. (G.)

i74 MITHRIDATE.

MONIHE.

Ah ! quel comble de joie î Donnes. Dites, Arcas, au roi qui me Venvoie, Que de tous les présents que m'a faits sa bonté, Je reçois le plus cher et le plus souhaité. A la fin je respire, et le ciel me délivre Des secours importuns qui me forçoient de vivre. Maîtresse de moi-même, il veut bien qu'une fois Je puisse de mon sort disposer à mon choix *.

PHOEDIME.

Hélas!

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