‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 126 sur 397 · AGAMEMNON, ACHILLE, ULYSSE · texte numérisé non relu

AGAMEMNON, ACHILLE, ULYSSE

AGAMBMlfOlf.

Quoi ! seigneur, se peut-il que d'un cours si rapide La victoire vous ait ramené dans l'Aulide? D'un courage naissant sont-ce là les essais? Quels triomphes suivront de si nobles succès! La Thessalie entière, ou vaincue ou calmée, Lesbos même conquise en attendant Tannée, De toute autre valeur étemels monuments, Ne sont d'Achille oisif que les amusements.

ACHILLE

Seigneur, honorez moins une foible conquête : Et que puisse bientôt le ciel, qui nous arrête, Ouvrir un champ plus noble à ce cœur excité Par le prix glorieux dont vous l'avez flatté! Mais cependant, seigneur, que feut-il que je croie D'un bruit qui me surprend et me comble de joie ? • Daignez-vous avancer le succès de mes vœux ? Et bientôt des mortels suis-je le plus heureux ? On dit qu'Iphigénie, en ces lieux amenée, Doit bientôt à son sort unir ma destinée.

AGAMEMNON

Ma fille! Qui vous dit qu'on la doit amener?

ACHILLE

Seigneur, qu'a donc ce bruit qui vous doive étonner^?

AGAMEMNON

(à Ulysse. )

Juste ciel ! sauroit^l mon funeste artifice ?

ULYSSE

Seigneur, Agamemnon s'étonne avec justice. Songez-vous aux malheurs qui nous menacent tous? 0 ciel ! pour un hymen quel temps choisissez-vous ?

barrassante où le père d'Iphigénie va se trouver entre les deux hommes qae dans ce moment il doit redouter le plus. (G.)

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