‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 140 sur 397 · AGAMEMNON, IPHIGÉNIE, ERIPHILE, DORIS · texte numérisé non relu

AGAMEMNON, IPHIGÉNIE, ERIPHILE, DORIS

Seigneur, où courez- vous? et quels empressements * , Vous dérobent sitôt à nos embrassements?

parle d'un amour malheureux et qui l'humilie. Pour se convaincre de cette intention du pol-te, il suflBt de substituer le mot entraîner au mot traîner; alors ce vers change de signification, et il n'exprime plus que l'espèce d'abandon qu'on éprouve en parlant d'un amour heureux. Ces nuances délicates se laissent souvent apercevoir dans les vers de Bacine ; mais il faut y penser pour les trouver. Voilà pourquoi on l'admire d'autant plus qu'on l'étudié davantage.

i Idée et tournure antiques. Racine est plein de ces traits qui ajoutent à l'illusion dramatique par la vérité locale des idées et du langage. (L.)

t Le char qui amène Clytcnmestre et sa fille arrive, dans Euripide,

devant Iqi tente d' Agamemnon, au milieu des femmes qui composent

le chœur. Quand nous entendons Clytemnestre dire à ses femmes de

descendre les premières pour lui donner la main, quand elle recom-

mande qu'on se tienne devant les chevaux povit qu'Us ne s'effraient paF,

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