‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 262 sur 397 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

THÉSÉE

Hé bien! vous triomphez, et mon lils est sans viel Ah! que j'ai lieu de craindre! et qu'un cruel soupçon, L'excusant dans mon cœur, m'alarme avec raison ! Wais, madame, il est mort, prenez votre victime ; Jouissez de sa perte injuste ou légitime : Je consens que mes yeux soient toujours abusés. Je le crois criminel, puisque vous l'accusez. Son trépas à mes pleurs offre assez de matières < Sans que j'aille chercher d'odieuses lumières. Qui, ne pouvant le rendre à ma juste douleur, Peut-être ne feroient qu'accroître mon malheur. Laissez-moi, loin de vous, Q|t loin de ce rivage, De mon fils déchiré fuir la sanglante image.

} Matières est use expression très fréquente, on peut même dire parasite, dans Corneille et dans les poètes du m^me temps. Bacin« s'est servi de ce mot dans le sens reçu à cette époque. Âiyourd'hui on diroit le sujet de mes pleurs, et non pas la matière dt mes pleurs. (L.l T^s Anglois, qui nous ont emprunté ce mot, J'emploimt encore aujourd'hui très fréquemment dans le sens de Corneille et de Bacine.

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