SCÈNE I
AMAN, ZARÉS.
ZARÉS.
Cest donc. ici d'Esther le superbe jardin S Et ce salon pompeux est le Heu du festin. Mais, tandis que la porte en est encor fermée, Écoutez les conseils d'une épouse alarmée. Au nom du sacré nœud qui me lie avec vous'. Dissimulez, seigneur, cet aveugle courroux ; Éclaircissez ce front où la tristesse est peinte : l^s rois craignent surtout le reproche et la plaint Seul entre tous les grands par la reine invité,
1 Ici la scène change. Racine n*a jamais violé la règle de lieu que dans cet endroit; mais il n'a point prétendu faii «édie dans les règles : il a voulu mettre en dialogue l'hisi ther, qu'il a choisie comme la plus propre à la maison de et à sa fondatrice; il a cru que, pour jeter plus de vivacii ajouter aux charmes des vers ceux de la musique et le sp décorations. (L. B.) — Le scrupule sur l'unité du lieu jusc de la renfermer dans un même appartement, comme Raci tiqué d'ordinaire, est une perfection, mais non pas une n d'autant plus raisonnable de ne pas s'y astreindre rigou qu'on se priveroit parla de bien des sujets et de nombre de b autrement essentielles. L'esprit du précepte est rempli qua semblance n'est pas violée. ( L.)
s Du temps de Racine, le mot sacré, placé devant le sul
produisoit point encore un effet désagréable. Aujourd'hui 1'
qu'on mette sacré après son substantif. B^cVne oi^« ^\\^\«
plea de cette construction, sut laqueWe i\ «\. Vn».\X\^ à» x