‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 341 sur 397 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ATHALIE, ABNER, MATHAN, suite d'athalie.

MATHAN

Grande reine, est-ici votre place ?

Quel trouble vous agite, et quel effroi vous glace? Parmi vos ennemis que venez-vous chercher? De ce temple profane osez-vous approcher? Avez-vous dépouillé cette haine si vive...

ATHALIE

Prêtez-moi Pun et Tautre une oreille attentive.

Je ne veux point ici rappeler le passé. Ni vous rendre raison du sang que j'ai versé : Ce que j'ai fait, Abner, j'ai cru devoir le faire. Je ne prends point pour juge un peuple téméraire : Quoi que son insolence ait osé publier, Le ciel même a pris soin de me justifier. Sur d'éclatants succès ma puissance établie A fait jusqu'aux deux mers respecter Athalie: Par moi Jérusalem goAte un calme profond ; Le Jourdain ne voit plus l'Arabe vagabond. Ni rallier Philistin, par d'éternels ravages. Comme au temps de vos rois, désoler ses rivages ; Le Syrien me traite et de reine et de sœur * ; Enfin de ma maison le perfide oppresseur, Qui devoit jusqu'à moi pousser sa barbarie, Jéhu, le fier Jéhu, tremble dans Samarie ; De toutes parts pressé par un puissant voisin. Que j'ai su soulever contre cet assassin. Il me laisse en ces lieux souveraine maîtresse. , Je jouissois en paix du fruit de ma sagesse; Mais un trouble importun vient, depuis quelques jours. De mes prospérités interrompre le cours. Un songe (me devrois-je inquiéter d'un songe?) *

i Le Syrien^ pour le roi de Syrie. Le père d'Âthalie avoit été tué dans un combat contre ce ptmce'^G.^ s Ce songe est un morceau acXve^é •. iMiv^K^ oxvtCt^^xv Ta«x« ^v^vs.-

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