SCÈNE VIL
JOAD, JOSABETH, AZARIAS, suivi da chœnret de plusieurs lévites. JOAD.
Hé bien, Azarias, le temple est-il fermé?
AZARIAS
J'en ai fai| devant moi fermer toutes les portes.
I Depuis la construction du temple, il étoit expressément défendu par Dieu même de sacrifier sur les hauts lieux, et même de célébrer iiucune des cérémonies de la religion ailleurs que dtt.tw% t^W». «^^v.vs\\t sacrée. (G.)
!»0 ATHAUE.
JOAD
N\v rc<tc-i-il qtie vous et vos s^tes cohortes?
AZAftIAS.
De ses parvis sacrés j*ai deax fois foit le tour. Tout a fui, tous se sont séparés sans retour, MisiHraMe troupeau qu*a dispersé la crainte; Ri Dieu n^est plus servi qw dans la tritm sainte. lK;puis qu*à Pharaon ce peuple est échappé, l'ne égale terreur ne Tavoit point frappé >.
Peuple l&che, en effet, et né pour Tesclavage, Hardi contre Dieu seul! Poursuivons notre ouvrage. M»is qui retient encor ces enfants parmi nous ?
UXE DES PILLBS DU CHOBDB.
Hé ! pourrions-nous, seigneur, nous séparer de vous ? Dans le temple de Dieu sommes-nous étrangères? Vous avez près de vous nos pères et nos frères.
UNI AUTRE
Hélas! si pour venger l'opprobre d'Israël,
Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois Jahel *,
Des ennemis de Dieu percer la tète impie.
Nous lui pouvons du moins immoler notre vie.
Quand vos bras combattront pour sou temple attaqué.
Par nos larmes du moins il peut être invoqué.
JOAD
Voilà donc quels vengeurs s'arment pour ta querelle. Des prêtres, des eufants, 6 Sagesse étemelle! Mais, si lu les soutiens, qui les peut ébranler '?
1 Plus cette terreur est générale, plus celle de la tragédie s*accroit ci. Tottl a fui : il ne reste pour Joas que Dieu et ses prêtres. Cest ce (|U*il faut, c'est l'essence du sujet : autrement il n*y en avoit pas. (L.l
t 4< Sisara, général des Chanauéens, ayant été défait par Barac, chef des Juifs, se retira dans la tente de Jahel, femme dllaber; celleci, pendant son sommeil, le fit périr, en lui enfonçant un clou dans la tête. »» \ Juges, ch. iv.) ,
•^ Voilà tout le fond de la pièce : le foible, armé de la confiance en
Dieu, et luttant contre le fort. Ce genre dé sublime s'élève au-dessus
de celui des plus grands écrivains profanes : c'est le plus simple et le
plus vrai de tous, et i\ semY>\« q\\%D\«j\iww\^owolt l'inspirer aux
hommes, (G.)