‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 366 sur 397 · ACTE III, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VII

Quelle main eu un jour t'a ravi tous tes charmes? Qui changera mes yeux en deux sources de larmes ^ Pour pleurer ton malheur?

AZARIAS

O saint temple !

JOSABETU.

0 David ! . ,

LE CHOEUR

Dieu de Sion, rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bontés.

l La symphonie recommence encore ; et Joad , un moment après, rinterrompt.)

JOAD

Quelle Jérusalem nouvelle ' Sort du fond du désert, brillante de clartés. Et porte sur le front une marque immortelle?

Peuples de la terre, chantez :

Jérusalem renaît plus brillante et plus belle.

D'où lui viennent de tous côtés Ces enfants qu'en son sein elle n'a point portés ^ ? Lève, Jérusalem, lève ta tête altière ; Regarde tous ces rois de ta gloire étonnés; Les rois des nations, devant tm prosternés.

De tes pieds baisent la poussière; Les peuples à Tenvi marchent à ta lumière. Heureux qui pour Sion d'une sainte ferveur

Sentira sou ame embrasée !

Cieux, répandez votre rosée.

Et que la terre enfante son Sauveur ^ !

' « Qui donnera de l'eaa à ma tête, et à mes yeux une fontaine de larmes! » (Jer., chap. ix, vers. 1.)

« L'Église. { Note de Racine.) — u Qui est celle-ci qui s'élève du désert comme une fumée qui monte des parfums de myrrhe, d'encens, et de toutes sortes de poudres de senteur f » ( Cant. des cant,^ chap. m, vers. 6.)

3 Les Gentils. [Note de Racine.)

4 « Cieux, envoyez d'en haut votre rosée, et que les nuées fassent descendre le juste comme une pluie; que la^ U;tt^^wr«x^, ^v.'x'i'fi^*^ germe le Sauveur. » (IgAls, ch. XLV,NeT%. ^.^ — towv^i t«îC» ^^^-

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