ACTE III, SCENE VII
Quelle main eu un jour t'a ravi tous tes charmes? Qui changera mes yeux en deux sources de larmes ^ Pour pleurer ton malheur?
AZARIAS
O saint temple !
JOSABETU.
0 David ! . ,
LE CHOEUR
Dieu de Sion, rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bontés.
l La symphonie recommence encore ; et Joad , un moment après, rinterrompt.)
JOAD
Quelle Jérusalem nouvelle ' Sort du fond du désert, brillante de clartés. Et porte sur le front une marque immortelle?
Peuples de la terre, chantez :
Jérusalem renaît plus brillante et plus belle.
D'où lui viennent de tous côtés Ces enfants qu'en son sein elle n'a point portés ^ ? Lève, Jérusalem, lève ta tête altière ; Regarde tous ces rois de ta gloire étonnés; Les rois des nations, devant tm prosternés.
De tes pieds baisent la poussière; Les peuples à Tenvi marchent à ta lumière. Heureux qui pour Sion d'une sainte ferveur
Sentira sou ame embrasée !
Cieux, répandez votre rosée.
Et que la terre enfante son Sauveur ^ !
' « Qui donnera de l'eaa à ma tête, et à mes yeux une fontaine de larmes! » (Jer., chap. ix, vers. 1.)
« L'Église. { Note de Racine.) — u Qui est celle-ci qui s'élève du désert comme une fumée qui monte des parfums de myrrhe, d'encens, et de toutes sortes de poudres de senteur f » ( Cant. des cant,^ chap. m, vers. 6.)
3 Les Gentils. [Note de Racine.)
4 « Cieux, envoyez d'en haut votre rosée, et que les nuées fassent descendre le juste comme une pluie; que la^ U;tt^^wr«x^, ^v.'x'i'fi^*^ germe le Sauveur. » (IgAls, ch. XLV,NeT%. ^.^ — towv^i t«îC» ^^^-