‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 367 sur 397 · ATHALIE · texte numérisé non relu

ATHALIE

J08AIRTH.

Hélas! (Toù dous Yiendn cette insigne Taveur, Si les rois de qui doit descendre ce Sauveur...

JOAD

Préparez, Josabeth, le riche diadème

Que sur son front sacré David porta lui-même.

(m» lérile*.)

Et TOUS, iHHir vous armer, suivez-moi dans ces lieux

Où se garde caché, loin des profanes yeux.

Ce formidable amas de lances et d'épées >

Qui du sang philistin jadis furent trempées 2«

Et que David vainqueur, d*aus et d'honneurs chargé,

Fit consacrer au Dieu qui Tavoit protégé.

Peut-on les employer pour un plus noble usage?

Venez, je veux moi-môme en faire le partage.

phétie, composée de passages de l'Ecriture très bien liés ensemble» est peut-être le plus beau morceau de poésie lyrique qu*il y ait en 'notre langue. Il a de plus Tavantage d'être dramatique et très utile à Taction : il sert à remplir les lévites d'un enthousiasme divin ; il en ùài des soldats invincibles , prêts à braver tous l£8 dangers pour la dé' fense de Joas et du temple. (G.)

1 u Le grand prêtre JoYada donna aux centeniers les lances, les boucliers et les écussons du roi David, qu'il avoit consacrés dans la maison du Seigneur. » {Paralip.j 1. II, xxiii, vers. 9.)

s Cette dernière circonstance d'un dépôt d'armes consacrées par David dans le temple répand sur la fin de cet acte une ardeur guerrière qui l'anime et l'échauffé. Joad ne quitte la scène que pour armer ses prêtres. La Harpe pense qu'il y a peu d'action dans ce troisième acte. Cependant le second acte s'est terminé à l'interrogatoire d'Athalie; et à la fin du troisième, on s'arme pour défendre l'enfant qu'a réclamé Athalie par l'organe de Mathan. Le spectateur s'attend à voir fondre sur le temple les cohortes tyriennes. L'arrivée de Mathan, le développement de son caractère et de ses projets, l'exposition de son message, la manière dont il est reçu, l'expulsion ignominieuse de cet apostat, le conseil que tient Joad avec Josabeth sur l'ordre de la reine, sa résolution héroïque, ses inspirations prophétiques, ses mesures pour le couronnement de Joas, ses préparatifs de défense : il semble que, dans tout cela, il y a de quoi remplir sufiBsamment un acte d'une pièce dont l'action ne demande pas plus de trois ou quatre heures ; et Racine lui-même, le plus régulier des poètes^ n'a point de tragédie dont la marche soit plus rapide. (G.)

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